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Justin Trudeau n’a rien à voir avec son père

Justin Trudeau
Photo archives / Agence QMI Justin Trudeau

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Les représentants de mouvements nationalistes québécois estiment que le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, n’est qu’une «coquille vide», un «homme sans vision» qui «n’a rien à voir avec son père».

C’est ce qu’ils ont affirmé, juste après l’annonce de la victoire, lors d’entrevues avec l’Agence QMI.

«J’ai essayé de trouver du contenu dans son discours, mais je n’ai pas réussi, a déploré dimanche soir Gilles Paquette, le président du Conseil de la souveraineté du Québec. Il a répété les mêmes rengaines, qu’il ne veut pas qu’on réveille les vieilles chicanes, alors que, oui, il faut se souvenir des trahisons du passé.»

«C’était plein de lieux communs et de mots creux, a réagi Mario Beaulieu, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. On ne sait même quelles sont ses idées.»

«Ma première impression, c’est que Justin Trudeau a fait très peu référence à son père, mais qu’il a prononcé un discours semblable au discours de Pierre Elliot Trudeau en 1968, a commenté de son côté Gilles Laporte, du Mouvement national des Québécois. Il a sans doute voulu s’affranchir de l’héritage de son père, mais les mots sont les mêmes.»

Marc Laviolette, du SPQ-libre, n’est pas tendre non plus avec le nouveau chef libéral. «Justin Trudeau n’a pas d’idées nouvelles pour résoudre les problèmes du Québec alors, pour nous, ça ne changera pas grand-chose, a-t-il expliqué. Il est difficile de dire quel chef ça va faire, mais une chose est certaine : ce n’est pas son père! Pierre Elliot Trudeau avait une vision du Canada et il l’a matérialisée. Qu’on soit d’accord ou pas avec ses idées, il a marqué l’histoire du Canada.»

Pour M. Laviolette, Justin Trudeau «n’arrive pas à l’épaisseur de la semelle du soulier de son père. Je pense qu’il n’a pas de politique. C’est juste un essuie-glace qui va de gauche à droite pour chercher des électeurs.»

Marc Laviolette, Mario Beaulieu, Gilles Laporte, Gilbert Paquette affirment tous les quatre qu’il n’y a rien à attendre de Justin Trudeau.

«Il ne peut pas être surprenant», a tranché M. Laporte. «Il fera peut-être quelque chose pour le Canada, mais je ne pense pas que l’arrivée de M. Trudeau débloque la situation constitutionnelle du Québec au sein du Canada, a ajouté M. Paquette. On a recensé 92 blocages. Et la seule façon d’y mettre un terme, c’est par nous-mêmes.»

«Sa notoriété, qui lui vient de son père, va le rattraper, croit pour sa part M. Beaulieu. Car il n’y a pas que de la gloire dans le passé de Pierre Elliot Trudeau, il y a aussi un côté sombre. Les Québécois se souviennent de la tricherie et de la magouille contre les intérêts du Québec.»

Selon lui, l’une des stratégies éculées du Parti libéral est de choisir un chef québécois, «qui lui sert de caution pour aller chercher des nouveaux votes au Québec, mais Pierre Elliot Trudeau a affaibli le Québec, Jean Chrétien, même chose. L’histoire se répète. Justin Trudeau, ce n’est qu’une belle image à mettre en marché.»

«On a maintenant l’impression qu’il va y avoir un combat de coqs entre (Thomas) Mulcair et (Justin) Trudeau pour savoir lequel des deux sera le meilleur héritier de Pierre Elliot Trudeau, a conclu Gilles Laporte. Et ça se fera au prix du sacrifice de leur identité nationale.»

 

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