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La parole aux victimes

Le premier colloque consacré à ceux qui ont subi des crimes contre la personne aura lieu fin avril

La parole aux victimes
Archives Jean-François Desgagnés Les organisateurs du colloques, Marc Bellemare et Michel Surprenant

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Le premier colloque québécois consacré exclusivement aux victimes de crimes contre la personne aura lieu du 26 au 28 avril prochains à l’hôtel Classique.

Le premier colloque québécois consacré exclusivement aux victimes de crimes contre la personne aura lieu du 26 au 28 avril prochains à l’hôtel Classique.

Organisé par l’avocat Marc Bellemare et le président de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), Michel Surprenant, ce colloque se veut un lieu de rassemblement et d’échange pour les victimes de crimes contre la personne.

«On n’a pas d’objectif, si ce n’est que de consulter. Il y a beaucoup de colloques qui touchent la justice criminelle, mais les victimes n’ont jamais eu droit à un colloque qui leur donnait la parole à 100 %», a expliqué Me Bellemare.

Quatre ateliers de discussion sont prévus dans la journée du 27 avril. L’ancien policier et actuel député Jacques Duchesneau, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, la députée Sylvie Roy et le journaliste Yves Thériault animeront ces ateliers.

Le ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Christian Paradis, et le ministre de la Justice du Québec, Bertrand St-Arnaud, prononceront respectivement le discours d’ouverture et celui de clôture. Le chroniqueur Claude Poirier donnera une conférence, de même que l’animateur Richard Martineau. «On a passé un questionnaire chez les victimes afin de savoir qui elles voulaient et M. Martineau est arrivé premier haut la main; les gens veulent l’entendre, car c’est un homme qui a un bon raisonnement, un franc-parler, mais aussi une réflexion profonde sur plusieurs enjeux sociaux», a fait savoir Marc Bellemare.

Événement privé

Environ 125 invités sont attendus. Il s’agit d’un événement privé, réservé aux victimes uniquement. «C’est privé parce qu’il y a beaucoup de victimes qui ne veulent pas être exposées et qui auront à raconter des histoires difficiles, a souligné Me Bellemare. Ça va permettre aux victimes de nous dire quelles sont leurs frustrations par rapport à l’ensemble du système de justice criminel à partir du moment où une plainte est logée au poste de police jusqu’à ce que le détenu soit libéré.»

Les organisateurs espèrent que des propositions émaneront des ateliers pour mieux diriger les actions à venir. «Beaucoup de victimes sont insatisfaites du système de justice criminel, trouvent qu’elles sont sous-considérées et mises de côté par le système», a ajouté Me Bellemare.

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