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le courrier des parents

Les relations frères-sœurs, pas toujours faciles

Les relations frères-sœurs, pas toujours faciles
photo courtoisie En se chamaillant, vos enfants tentent d’établir leur territoire et expriment leurs opinions et leurs désirs.

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Bonjour! J’ai 35 ans, et je suis mère de 3 enfants qui sont âgés de 2 à 6 ans. Ils sont continuellement en compétition, en chicane. Je ne sais plus quoi faire!

 

Bonjour! J’ai 35 ans, et je suis mère de 3 enfants qui sont âgés de 2 à 6 ans. Ils sont continuellement en compétition, en chicane. Je ne sais plus quoi faire! Ils se chicanent souvent pour des niaiseries, pour le morceau de gâteau inégal (à leurs yeux), pour être le premier à embarquer dans l’auto, être le premier à obtenir la télécommande. Enfin, toutes les raisons sont bonnes... Nous sommes (je crois) de bons parents, qui adorent leurs enfants. Mais, dernièrement, je me considère plus comme une police que comme une mère! Merci de me fournir des psy-trucs.

 

Bonjour. Même si on sait que les querelles entre frères sont ­monnaie courante et tout à fait normales dans une famille, elles ­constituent toujours la partie la plus exaspérante du rôle de parent.

La bonne nouvelle, c’est que les chicanes, dans la mesure où elles ne sont pas excessives, ont aussi des bienfaits dans le développement des enfants. Lorsque vos enfants s’obstinent ou se chamaillent pour l’auto ou la télécommande, ils établissent en quelque sorte leur territoire (ou ilsen débattent), ils expriment leurs désirs et leurs opinions et ils font ce qu’ils peuvent pour que l’autre se rallie, accepte ou cède.

Dans ce type de chicane, votre rôle consiste non pas à prendre parti pour un ou l’autre, mais de leur fournir l’occasion et les moyens de trouver eux-mêmes les bons compromis ou les solutions. Quant aux disputes reliées au morceau de ­gâteau, elles tombent plutôt dans la catégorie «jalousie», un sentiment qui est normal pour leur groupe d’âge. Ce sentiment est alimenté par leur perception que ce qu’on donne à l’un est enlevé à l’autre.

Attention de ne pas tomber dans le piège de tout mesurer ou calculer pour s’assurer que tout soit égal. Il ne faut pas confondre égalité et injustice, surtout à partir du moment où on répond aux ­besoins des trois enfants!

Bien qu’il soit normal que vos ­enfants se disputent, il faut savoir quand et comment intervenir. Dans un premier temps, je vous recommande de laisser le soin aux enfants de régler eux-mêmes leurs petits conflits. ­L’intervention des parents est souvent requise, mais pas dès le début du conflit. Et cela, afin de laisser le soin aux enfants de tenter d’en arriver eux-mêmes à une solution.

Par contre, il ne s’agit pas ici de tout laisser faire : «Moi, je ne m’en mêle pas. Arrangez-vous tout seul! » Ni d’intervenir systématiquement chaque fois que le ton monte. Si vous n’êtes pas au courant de ce qui s’est réellement passé ni de la façon dont tout a commencé, évitez de prendre parti. Et faites attention de ne pas imposer à l’aîné de toujours faire les compromis sous prétexte qu’il est le plus grand!


  • Suzanne Vallières est psychologue et chroniqueuse télé, conférencière et auteure des livres Les Psy-trucs pour les enfants de 0 à 3 ans, de 3 à 6 ans et de 6 à 9 ans. Pour la joindre, écrivez-lui à l'adresse suivante : courrierdesparents@quebecormedia.com
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