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The Company You Keep

Infatigable Robert Redford

Infatigable Robert Redford
photo courtoisie

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«Prendre sa retraite, c’est mourir», a confié Robert Redford à Esquire Magazine dans son dernier numéro. À 76 ans, l’acteur légendaire est loin de vouloir s’arrêter. Je l’ai rencontré dans le cadre de la sortie de son nouveau film The Company You Keep.

«Prendre sa retraite, c’est mourir», a confié Robert Redford à Esquire Magazine dans son dernier numéro. À 76 ans, l’acteur légendaire est loin de vouloir s’arrêter. Je l’ai rencontré dans le cadre de la sortie de son nouveau film The Company You Keep.

Robert Redford donne rarement des entrevues. Il n’aime pas tellement se livrer à la machine de promotion des studios hollywoodiens. Après un demi-siècle de carrière, il préfère laisser ses œuvres parler d’elles-mêmes.

«Je ne vois pas l’intérêt de m’arrêter, mais ça requiert un certain degré de réinvention, dit-il. Il faut utiliser le succès pour explorer de nouvelles avenues et non se répéter. C’est pourquoi je vais faire Captain America.»

Redford va incarner, dans la suite de la superproduction, le dirigeant d’une agence gouvernementale secrète. La nouvelle en a surpris plus d’un. Ce n’est pas le genre d’œuvre que l’on retrouve dans son imposante filmographie.

Charme toujours là

À propos des constantes références à sa beauté à ses débuts dans le métier, Redford a confié à Esquire: «Ça m’a rendu fou, comme si on m’avait mis dans une cage». Tout comme Brad Pitt aujourd’hui, Robert Redford a dû prouver qu’il était plus qu’un beau visage.

Il s’est déjà écoulé 40 ans depuis The Way We Were, film culte, où il a partagé l’écran avec Barbra Streisand.

Ce qu’il a pris en rides aujourd’hui, il n’a pas perdu en charme. Redford est facile d’approche et s’intéresse à son interlocuteur.

Chien de garde

Robert Redford a toujours été profondément fasciné par le journalisme. «Je vais toujours garder un œil averti sur le journalisme à cause de son importance, dit-il. C’est pour ça que j’ai joué dans All the President’s Men (1976). C’est une profession menacée par les temps qui changent et les attitudes. Internet a changé drastiquement le journalisme. Tout le monde est un journaliste aujourd’hui, mais où sont les qualifications? Où est la vérité? Il y a trop de voix. Certaines chaînes de nouvelles mentent au public avec un sourire au visage.»

On devine cet intérêt dans The Company You Keep. Le film met en vedette Shia LaBeouf dans le rôle d’un journaliste de la presse écrite. Le scénario est inspiré du roman de Neil Gordon et raconte l’histoire d’un groupe de militants radicaux qui, en 1969, revendiquent une vague d’attentats aux États-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam.

La plupart des membres furent emprisonnés, mais quelques-uns ont disparu sans laisser de trace. Le film devrait sortir dans quelques semaines au Québec.

Avant de se quitter, je lui ai demandé pourquoi il n’avait jamais songé à devenir journaliste. «Ah non! Mon travail comme artiste est de montrer une situation, dessiner une image».

Pour illustrer son propos, il a agrippé un crayon et tracé mon portrait sur un bout de papier. Il trône maintenant sur mon frigo. Chacun son métier M. Redford.

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