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Explosions à Boston

Les blessés seront à jamais marqués par le drame

marathon boston fleurs
Photo AFP Les fleurs, les bougies et les hommages aux victimes s'accumulent près du lieu du drame.

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Boston – «Les médecins ont seulement complété le sale boulot que la bombe avait commencé», a dit George Velmahos, chef du service de chirurgie traumatique au Massachusetts General Hospital, lors d'un point de presse mercredi. Parmi les 183 blessés, une douzaine n'ont pu éviter l'amputation.

Au moment où l'enquête du FBI se poursuit, plusieurs blessés luttent encore pour leur vie dans les hôpitaux de Boston, qui sont tous sous haute surveillance militaire.

Le corps déchiqueté par les deux bombes artisanales des attentats de lundi, leur vie sera à jamais marquée par le traumatisme d'avoir été au coeur d'un carnage, mais aussi d'avoir perdu une partie de leur corps. Pour ces innocentes victimes, venues assister au plus vieux marathon du monde, la réhabilitation sera longue.

«Les patients sont arrivés avec leurs extrémités complètement mutilées, détruites, qui pendaient par des morceaux de peau ou de muscle», a expliqué le médecin George Velhamos, précisant que certains blessés transportés au Massachusetts General Hospital avaient jusqu'à 40 morceaux de métal incrustés dans le corps, dans les jambes surtout, mais aussi jusque dans le cou. Dans cet hôpital, quatre personnes ont subi des amputations.

Infections

Les médecins s'inquiètent maintenant des infections à cause de la grosseur des éclats de métal, certains jusqu'à 5 cm. Tous les objets retirés des patients sont envoyés au pathologiste. Ils sont ensuite récupérés par les enquêteurs à la recherche d'indices.

Dans un autre hôpital de la ville, le Boston Medical Center, on a traité 19 blessés, deux se trouvent toujours dans un état critique et cinq amputations ont été opérées. Le plus jeune blessé à cet hôpital est un garçon de 5 ans et le plus vieux a 60 ans.

C'est l'hôpital où se trouve Jeff Bauman, âgé de 27 ans, un des plus grands blessés de ce drame. La photo où on le voit, poussé sur un fauteuil roulant par un homme avec un chapeau de cowboy, les deux jambes arrachées par la bombe, a fait le tour du monde. C'est cette image que son père a découverte, horrifié, sur Facebook. Il a immédiatement conduit depuis Concord au New Hampshire pour être à son chevet.

«Malheureusement, mon fils était au mauvais endroit au mauvais moment. Il a dû retourner en chirurgie hier soir à cause de fluides dans l'abdomen. Je commence à perdre espoir en ce pays», a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Les décisions d'amputer ont été très difficiles. «Ce qu'on fait souvent avant d'enlever la jambe de quelqu'un, c'est qu'on demande l'avis de deux chirurgiens», a expliqué Tracey Dechert, chirurgienne au Boston Medical Center, lors du point de presse.

Pour ajouter au climat déjà lourd en ville, il y a eu au moins trois fausses alertes à la bombe mercredi. Deux dans des hôpitaux (un colis suspect s'est avéré être un sac de bagels) et une alerte à la Cour fédérale, où s'étaient rassemblés des centaines de curieux et médias croyant qu'un suspect dans l'affaire comparaîtrait.

 

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