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Ça fait peur !

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L’attentat de Boston nous rappelle à quel point des individus déterminés à en terroriser d’autres peuvent y parvenir, n’importe quand et n’importe où, peu importe les mesures de sécurité mises en place pour les en empêcher.

L’attentat de Boston nous rappelle à quel point des individus déterminés à en terroriser d’autres peuvent y parvenir, n’importe quand et n’importe où, peu importe les mesures de sécurité mises en place pour les en empêcher.

Depuis les événements de septembre 2001 à New-York, l’Amérique est sur le qui-vive. On a compris à la dure que le terrorisme s’est lui aussi mondialisé. Il y avait bien eu les attentats d’Oklahoma City en 1995 et des Jeux Olympiques d’Atlanta l’année suivante, mais il s’agissait alors de terrorisme « domestique », perpétré par des groupuscules ou individus d’extrême droite, issus d’une Amérique profonde et obscure pour les gens du nord des États-Unis et nous-mêmes.

Avec New-York et maintenant Boston, nous découvrons que la folie meurtrière peut s’étendre et frapper partout, à l’aveugle, ciblant des innocents au moment où l’on s’y attend le moins.

Insensibles

Il y a quelques jours, en Irak, 27 personnes ont été tuées et 50 autres blessées dans un attentat survenu dans un café populaire, à quelques jours des élections. Tous des civils qui ont eu la malchance d’être à la mauvaise place au mauvais moment.

En Syrie, au Pakistan, en Afghanistan et ailleurs, des attentats sont perpétrés chaque semaine sur les places de marché, près des écoles, des restaurants, à la sortie des lieux consacrés, tuant ou blessant au hasard des dizaines d’innocents, hommes, femmes et enfants.

Nous l’apprenons en lisant les journaux ou en écoutant les nouvelles à la télé et quelquefois à la radio. Mais ces morts et ces blessés surviennent dans des contrées lointaines et nous nous y sommes habitués. Nous avons acquis, au fil du temps, une insensibilité croissante pour ce genre de statistiques que nous oublions rapidement.

Nous n’avons pas oublié New-York, à cause de son ampleur et des ses conséquences sur notre vie. Nous n’oublierons probablement pas Boston, en raison du symbole que ce nouvel acte de barbarie laissera pour le futur.

Imprévisible

Après New-York, nous avons fait connaissance avec la sécurité accrue.

Il suffit de prendre l’avion pour le constater. Lors de la guerre du Golfe, au début des années 90, j’ai rapporté en souvenir un cimeterre que j’ai gardé avec mon bagage à mains en cabine. Récemment, à l’aéroport, on m’a confisqué une bouteille d’eau avant l’embarquement.

La sécurité est maintenant omniprésente dans les transports, les lieux publics, lors des événements de toutes sortes.

Mais comment augmenter davantage la sécurité lors d’événements comme un marathon, un spectacle en plein air ou un défilé festif?

À Boston, tout indique pour le moment que deux frères d’origine tchétchène ont confectionné des bombes artisanales, avant de les placer près du fil d’arrivée, avec le résultat tragique que l’on connaît.

Une situation imprévisible. Pas plus facile à empêcher que celle d’un tireur fou qui se pointe un matin dans une école ou sur son lieu de travail et qui décide de faire un carnage.

Inquiétant

Si l’attaque des tours du World Trade Center de New-York ressemblait à une riposte guerrière et à une attaque planifiée contre les États-Unis, avec revendications d’Al Qaïda et tout ce qui s’en est suivi, les événements de Boston m’inquiètent encore plus, si c’est possible.

Quelles sont les raisons d’un tel geste? Une folie isolée ou le début d’un terrorisme aveugle et sans pitié comme il y en a de plus en plus ailleurs sur la planète?

Comment faire pour que la tragédie de Boston ne devienne pas une autre statistique de la mondialisation des actes de terreur?

Espérons que l’enquête des prochains jours apportera des réponses.

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