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Le Monument

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Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Le Monument
La rentrée montréalaise de Richard Desjardins a été l’un des plus gros événements musicaux de l’automne, et sa sortie sera tout aussi grosse.

Ils sont rares, les artistes qui au cours de leur carrière n’ont jamais eu recours à aucun gimmick, subterfuge ou truc de marketing pour rester au sommet ou dans l’arène.

Certains font semblant de partir pour de bon pour ensuite revenir sans cesse (on te pardonne, Jean-Pierre), d’autres encore s’essaient à des concepts tirés par les cheveux pour se rendre intéressants, ou pire, tombent dans les potins qui finissent par éclipser leur œuvre.

Pas Richard Desjardins. Lui, son truc est simple: c’est de faire de la bonne musique et de suivre ses instincts de créateur sans trop faire attention à ce que le public pourrait vouloir.

Heureusement, le public continue d’aimer ce qu’il fait, et avec raison: 24 ans après la parution – confidentielle à l’époque – de son premier album solo, Richard Desjardins est aussi pertinent qu’à ses débuts, grâce à une poésie unique qui maîtrise autant l’alexandrin que le joual, une musique qui amalgame folk, country, classique et blues avec aisance, et une passion pour les thèmes classiques que sont l’amour, la mort, l’écologie et la niaiserie humaine.

L’existoire, son cinquième album solo en carrière, le prouve avec éloquence et beauté, tout comme chacun de ses spectacles qui ajoutent de la chaleur à ses œuvres.

Il a charmé Montréal cinq soirs de suite au Club Soda l’automne dernier, et revient pour deux soirs au Métropolis, vendredi et samedi prochains, avec le Félix du Spectacle de l’année en poche gagné depuis.

La fin d’une histoire

Ce passage montréalais de Richard Desjardins marque la fin du cycle de tournée qui a commencé en février 2012. Tout au long de cette tournée, Richard a été accompagné sur scène de cinq multi-instrumentistes qui habillent ses chansons d’une nouvelle et très belle façon.

«Mon bassiste dans Abbittibbi m’a dit que c’est l’orchestre qui me va le mieux, et je le sens sur scène. Six musiciens, 42 instruments, ça change beaucoup le climat sonore», confiait Richard au vidéo-journaliste du Journal au moment de sa rentrée.

«J’ai comme un petit nuage de cordes quand je veux: c’est nouveau, ça, pour moi, et j’adore!»

Il a aussi avoué adorer l’idée de changer la donne après ses concerts montréalais et favoriser les tournées en solo à l’avenir. Il s’envolera d’ailleurs pour la France après le Métropolis, seul avec sa «guétard»...

C’est donc votre dernière chance avant longtemps de savourer son œuvre en spectacle dans une si belle configuration. Il est rare qu’on puisse apprécier un monument dans de telles conditions.

www.richarddesjardins.com

agenda
Lundi
Iamx, projet électro-indie de l’ex Sneaker Pimp Chris Corner, est au Cabaret Du Mile End.
www.iamx.eu
La chanteuse folk du Colorado Josephine Foster chante à la Casa Del Popolo.
www.josephinefoster.info
La jeune Belge Trixie Whitley, qui chantait dans le groupe Black Dub de Daniel Lanois, chante son excellent premier disque Fourth Corner au Divan Orange. Découverte.
www.trixiewhitley.com
Mercredi
Rihanna fait sa supplémentaire au Centre Bell.
Les Bay City Rollers, Écossais glam-pop qui ont vécu dans les palmarès des années 70, ressassent leur jeunesse au Corona.
www.lesmckeown.com
Jeudi
Avant l’Europe, Les Trois Accords se paient le National trois fois, et ça commence ce soir.
www.lestroisaccords.com
Les increvables Gipsy Kings amènent leur flamenco au théâtre St-Denis.
www.gipsykings.com
Vendredi
Le saxophoniste d’avant-garde Colin Stetson fait son premier de deux soirs, pour promouvoir le troisième volume de New History Warfare à La Sala Rossa.
colinstetson.com
Marie-Mai fait son premier de trois soirs au Centre Bell, bravo.
mariemai.com
Le groupe pop de L.A. Family Of The Year, dont la pièce Hero fait les radios, joue au Club Lambi.
familyoftheyear.net
Si vous aimez Nick Drake, vous aimerez Alexi Murdoch, au Cabaret Mile-End.
www.aleximurdoch.com
Les Sœurs Boulay chantent Le poids des confettis au Théâtre Ste-Catherine.
lessoeursboulay.com
Le Couleur

On a présentement un gros hit sur les ondes des CISM et autres radios dans la marge, gracieuseté d’un combo électro-pop local du nom de Le Couleur. Le hit s’appelle Vacances de 87, et canalise le FM de la France de cette époque, avec une grosse basse en prime. C’est ludique, irrésistible, et c’est parti du EP Voyage Love qui a été lancé jeudi dernier, mais sera disponible mardi prochain seulement. Faites connaissance avec le groupe orienté dance en visionnant le beau clip qui veut donner chaud sans se prendre au sérieux. Pas gênant, entre du Lime et du Mylène Farmer.

www.lecouleur.com

The Lumineers

Les astres sont alignés ces temps-ci pour le trio folk-rock de Denver The Lumineers, qui trime dur depuis la sortie il y a un an de son premier album. Le disque éponyme a lentement gagné des fans au groupe pendant plusieurs mois, jusqu’à toucher la certification Or dans plusieurs marchés en décembre, puis atteindre la deuxième position du Billboard 200 en janvier. Aujourd’hui, le groupe donne la quasi-totalité de ses spectacles à guichets fermés, comme il le fera mercredi au Métropolis. MusiquePlus a flairé le coup en invitant The Lumineers à se produire à l’émission Top Musique juste avant leur spectacle, et a reçu plus de mille demandes pour assister à la prestation en studio! Pour voir le groupe folk de l’heure, la meilleure option est donc de regarder M+, à 18 h 30.

https://thelumineers.com

La rentrée montréalaise de Richard Desjardins a été l’un des plus gros événements musicaux de l’automne, et sa sortie sera tout aussi grosse.

Ils sont rares, les artistes qui au cours de leur carrière n’ont jamais eu recours à aucun gimmick, subterfuge ou truc de marketing pour rester au sommet ou dans l’arène.

Certains font semblant de partir pour de bon pour ensuite revenir sans cesse (on te pardonne, Jean-Pierre), d’autres encore s’essaient à des concepts tirés par les cheveux pour se rendre intéressants, ou pire, tombent dans les potins qui finissent par éclipser leur œuvre.

Pas Richard Desjardins. Lui, son truc est simple: c’est de faire de la bonne musique et de suivre ses instincts de créateur sans trop faire attention à ce que le public pourrait vouloir.

Heureusement, le public continue d’aimer ce qu’il fait, et avec raison: 24 ans après la parution – confidentielle à l’époque – de son premier album solo, Richard Desjardins est aussi pertinent qu’à ses débuts, grâce à une poésie unique qui maîtrise autant l’alexandrin que le joual, une musique qui amalgame folk, country, classique et blues avec aisance, et une passion pour les thèmes classiques que sont l’amour, la mort, l’écologie et la niaiserie humaine.

L’existoire, son cinquième album solo en carrière, le prouve avec éloquence et beauté, tout comme chacun de ses spectacles qui ajoutent de la chaleur à ses œuvres.

Il a charmé Montréal cinq soirs de suite au Club Soda l’automne dernier, et revient pour deux soirs au Métropolis, vendredi et samedi prochains, avec le Félix du Spectacle de l’année en poche gagné depuis.

La fin d’une histoire

Ce passage montréalais de Richard Desjardins marque la fin du cycle de tournée qui a commencé en février 2012. Tout au long de cette tournée, Richard a été accompagné sur scène de cinq multi-instrumentistes qui habillent ses chansons d’une nouvelle et très belle façon.

«Mon bassiste dans Abbittibbi m’a dit que c’est l’orchestre qui me va le mieux, et je le sens sur scène. Six musiciens, 42 instruments, ça change beaucoup le climat sonore», confiait Richard au vidéo-journaliste du Journal au moment de sa rentrée.

«J’ai comme un petit nuage de cordes quand je veux: c’est nouveau, ça, pour moi, et j’adore!»

Il a aussi avoué adorer l’idée de changer la donne après ses concerts montréalais et favoriser les tournées en solo à l’avenir. Il s’envolera d’ailleurs pour la France après le Métropolis, seul avec sa «guétard»...

C’est donc votre dernière chance avant longtemps de savourer son œuvre en spectacle dans une si belle configuration. Il est rare qu’on puisse apprécier un monument dans de telles conditions.

www.richarddesjardins.com

On a présentement un gros hit sur les ondes des CISM et autres radios dans la marge, gracieuseté d’un combo électro-pop local du nom de Le Couleur. Le hit s’appelle Vacances de 87, et canalise le FM de la France de cette époque, avec une grosse basse en prime. C’est ludique, irrésistible, et c’est parti du EP Voyage Love qui a été lancé jeudi dernier, mais sera disponible mardi prochain seulement. Faites connaissance avec le groupe orienté dance en visionnant le beau clip qui veut donner chaud sans se prendre au sérieux. Pas gênant, entre du Lime et du Mylène Farmer.

www.lecouleur.com

Les astres sont alignés ces temps-ci pour le trio folk-rock de Denver The Lumineers, qui trime dur depuis la sortie il y a un an de son premier album. Le disque éponyme a lentement gagné des fans au groupe pendant plusieurs mois, jusqu’à toucher la certification Or dans plusieurs marchés en décembre, puis atteindre la deuxième position du Billboard 200 en janvier. Aujourd’hui, le groupe donne la quasi-totalité de ses spectacles à guichets fermés, comme il le fera mercredi au Métropolis. MusiquePlus a flairé le coup en invitant The Lumineers à se produire à l’émission Top Musique juste avant leur spectacle, et a reçu plus de mille demandes pour assister à la prestation en studio! Pour voir le groupe folk de l’heure, la meilleure option est donc de regarder M+, à 18 h 30.

https://thelumineers.com

Le Couleur

The Lumineers

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