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Parler anglais ou apprendre à nager

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Pas très rassurant le déménagement du Centre de recherche et de sauvetage maritime de Québec (CSSM) vers Halifax. Pas plus pour les marins francophones d’expérience que pour les plaisanciers et matelots du dimanche, dont la saison de navigation commence à peine.

Pas très rassurant le déménagement du Centre de recherche et de sauvetage maritime de Québec (CSSM) vers Halifax. Pas plus pour les marins francophones d’expérience que pour les plaisanciers et matelots du dimanche, dont la saison de navigation commence à peine.

C’est que le gouvernement Harper, dans sa grande sagesse, a décidé de centraliser les opérations de sauvetage maritime pour l’est du Canada à Halifax, et ce dans le but d’économiser un gros million de dollars. Ce réaménagement se traduit notamment par la suppression de huit postes à Québec.

Le hic, c’est que Québec était l’unique centre bilingue de ce type, alors qu’à Halifax, on compte créer un seul poste bilingue pour assurer tous les services en français.

Alors si vous êtes en difficulté sur le fleuve et que, par malheur, vos problèmes surviennent au moment où l’employé bilingue n’est pas en poste, vous aurez le choix entre maîtriser la langue anglaise malgré votre état de panique, ou vous débrouiller pour nager rapidement.

Le déménagement, prévu pour ce mois-ci, a fort heureusement été suspendu. La Garde côtière canadienne a en effet demandé au Commissaire aux langues officielles d’évaluer si le centre d’Halifax était en mesure d’offrir un service comparable à celui de Québec. Il reste à souhaiter que la bonne décision soit prise.

Tout ça pour un million de dollars, que l’on pourrait très bien couper... au Bureau du gouverneur général par exemple. Après tout, tant les francophones que les anglophones ont le droit d’être en sécurité dans leur propre pays.

Dérapage

Dans un autre ordre d’idée, j’appuie tout à fait les propos de Stephen Harper quant à la cyberintimidation: un crime est un crime, qu’il soit perpétré sur internet ou ailleurs.

Le premier ministre a fait cette déclaration mercredi, après sa rencontre avec les parents de la jeune Rehtaeh Parsons, une adolescente de 17 ans victime d’intimidation qui s’est suicidée plus tôt ce mois-ci. Sa famille soutient que la jeune fille avait été agressée sexuellement par quatre jeunes et que des images de cette agression ont été diffusées sur le web.

De tels agissements sont inadmissibles et il faut, comme société, se donner les moyens d’empêcher de tels dérapages.

Un autre

Parlant de dérapage, l’attentat de Boston a donné lieu à un nouveau chapitre sombre de l’utilisation inadéquate d’internet.

Quelques heures après les explosions, outre le FBI, une autre enquête a été initiée par des internautes qui se sont eux aussi attelés à la tâche d’identifier les responsables.

Quelque 85 000 personnes étaient connectées sur une page du site Reddit intitulée FindBostonBombers au moment de l’arrestation de Dzhokhar Tsarnaev, dont le frère Tamerlan avait été abattu quelques heures plus tôt. Mais avant l’identification des deux frères d’origine tchétchène, les internautes avaient livré à la vindicte populaire le nom d’un étudiant disparu qui n’avait rien à voir avec cette affaire.

Sunil Tripathi était un étudiant porté disparu depuis le mois de mars. La page Facebook dédiée à sa recherche fut inondée de commentaires haineux et insultants, tant et si bien qu’elle a dû être fermée. Mardi, les autorités ont repêché dans les eaux de la rivière Providence un corps qui serait «fort probablement» le sien. Les circonstances de la mort sont inconnues.

Une bonne leçon pour les détectives amateurs, laquelle a amené les dirigeants de Reddit à s’excuser.

Mais le mal était fait et démontre, encore une fois, la dangerosité d’un outil merveilleux lorsqu’il se retrouve entre des mains irresponsables.De retour au mois de juin

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