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Les syndicats pour contrer le chômage

Ils augmenteraient le bien-être économique ­­et social

Les syndicats pour contrer le chômage
photo d’archives Léo-paul lauzon, Directeur du labo

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Les pays les plus syndicalisés ont moins de chômage, une espérance de vie plus élevée et moins de mortalité infantile, selon une étude du professeur Léo-Paul Lauzon.

Ils ont plus de médecins, plus de lits d’hôpitaux disponibles, moins d'inégalités économiques et moins de pauvreté chez les enfants et les aînés.

C'est ce qu'indique l’étude de M. Lauzon, professeur de sciences comptables, connu pour son penchant à gauche.

«Nous ce qu’on a fait là, c’est de contrecarrer tous les antisyndicaleux qui nous sortent toutes sortes de mensonges pis des slogans pis des clichés à partir de leurs préjugés primaires», a-t-il expliqué.

Pour M. Lauzon, directeur du Laboratoire d’études socio-économiques de l’UQAM, et ses ­chercheurs, le but de l’étude était de ­présenter ce portrait du syndicalisme à ses détracteurs.

Cette étude publiée aujourd’hui et basée sur des données concernant les 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économique est la première d’une recherche plus importante sur le travail atypique, a indiqué M. Lauzon.

«L’étude démontre que les États-Unis, ayant le moins de présence syndicale, est le pays le moins égalitaire et qui compte le plus de pauvreté chez les enfants et les ­personnes âgées [...]

«L’analyse des indicateurs économiques et sociaux permet de constater que le ­Canada ne se démarque pas beaucoup des États-Unis en termes d’égalité et de ­pauvreté», mentionne le communiqué qui présente l’étude.

Indicateurs valides ?

Éric Duhaime, auteur du livre Libérez-nous des syndicats!, met en doute la validité des indicateurs utilisés pour cette étude.

Il explique avec sarcasme qu’on aurait aussi pu comparer la température moyenne des pays les plus syndiqués à leur taux de couverture syndicale.

Pour M. Duhaime, les changements sur le marché du travail et l’augmentation des travailleurs autonomes ne permettent plus d’avoir une vision statique de l’emploi. De plus, selon lui, les économies les plus ­avancées sont basées sur le savoir.

Pour M. Lauzon, cette étude permettra de discuter objectivement avec ceux qui voient le syndicalisme comme un obstacle au dynamisme, à la flexibilité des ­entreprises ou comme un frein à la ­création de richesse.

«C’est totalement faux, ceux qui préconisent ça veulent moins de syndicats, pour une raison, c’est pour payer moins le monde», a indiqué Léo-Paul Lauzon.

«L’enfer syndical est donc un mythe», conclut l’étude.

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