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Le art pop club du Québec

Le art pop club du Québec

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Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Le art pop club du Québec
Le trio électro-rock We Are Wolves a lancé un album électrisant, La mort pop club, en février. Ce soir, il le joue enfin sur des planches montréalaises.

Le rock regorge de groupes qui ont fait leur marque en s’appuyant sur l’histoire de l’art et de la musique pour échafauder leur propre propos. Devo, Eno, Bowie, Pete Townshend, les Talking Heads et des dizaines d’autres anciens étudiants en art se sont lancés dans la musique en accordant autant d’importance au médium qu’au message, avec des résultats souvent très riches.

C’est le cas du trio local We Are Wolves, dont les deux membres fondateurs, Alexander Ortiz (chant, basse et guitare) et Vincent Lévesque (claviers, chant), sont issus du programme des Arts visuels de Concordia. Leurs pochettes, leurs clips et leurs T-shirts trahissent un souci d’esthétisme assez poussé, et leur musique aussi, puisque les gars utilisent les sons et les styles comme une palette sonore dans laquelle ils pigent allègrement pour créer une fusion électro-rock qui tâte autant du pop que du punk ou du new wave.

«Je dirais qu’on fait de l’art brut, avance Vincent lorsque questionné sur le style de WAW. On se targue d’écouter et d’aborder la musique avec l’oreille de l’inculte ou de l’enfant, pour aller à l’essence de celle-ci».

Cette approche simpliste les sert bien, puisque We Are Wolves a su préserver la fougue et la fraîcheur de ses débuts il y a un peu plus de dix ans. Son quatrième album, La mort pop club, l’amène pourtant à un autre niveau avec un son très rock, et bien plus maîtrisé qu’auparavant.

«L’aspect rock est une surprise pour nous, révèle pourtant Vincent. Quand on a amorcé ce nouveau cycle, on était plutôt enlignés sur des musiques plus progressives et expérimentales. Mais on s’est fait confiance et on s’est laissé aller. Notre démarche intuitive nous a menés sur une voie tout autre!»

La route

Depuis la sortie de La mort pop club, We Are Wolves a enligné les spectacles dans la Belle Province, et a assuré la première partie de Muse au Colisée de Québec vendredi dernier.

Voilà une belle expérience de plus pour le trio de «vétérans» qui cumule tout de même plusieurs aventures en sols canadien, américain et européen. «On est toujours curieux de voir jusqu’où cette aventure peut aller, philosophe Vincent, et ce genre de moment est la récompense principale de ce que l’on fait. On vit des expériences privilégiées grâce à notre art.»

Il en vivra une autre belle ce soir, alors que We Are Wolves vient enfin jouer son nouvel album à Montréal, au Cabaret Mile-End.

www.wearewolves.net/

agenda
ce soir
Les Parisiens Dirtyphonics débarquent à la SAT.
facebook.com/dirtyphonics
Engelbert Humperdinck chante à la Salle Wilfrid-Pelletier.
www.engelbert.com
Le groupe pop-rock californien R5 joue au Corona.
r5rocks.com
Le quatuor indie britannique Palma Violets, qui vient de lancer son premier disque, visite le Club Lambi.
www.palmaviolets.co.uk
dimanche
Le folkster et activiste anglais Billy Bragg chante son dernier Tooth & Nail au Club Soda.
www.billybragg.co.uk
Fraîchement libéré des Francouvertes, Ludo Pin joue Unplugged au Quai des Brumes.
www.ludopin.net
mardi
La formation de indie folk anglaise Stornoway joue son disque Tales from Terra Firma au Il Motore.
www.stornoway.eu
mercredi
Le Black Rebel Motorcycle Club, de San Francisco, joue au Corona.
blackrebelmotorcycleclub.com
jeudi
Le montréalais Airick Woodhead amène son projet électronique Doldrums au Belmont. Prometteur.
endlessdoldrums.com
Le beatmaker de Londres Derwin Panda alias Golden Panda vient donner un avant-goût de son second disque glitch-électro à la Sala Rossa.
www.iamgoldpanda.com
The Presets et Dragonette font équipe pour remplir le National d’électropop.
www.thepresets.com
vendredi
Le groupe indie d’Oxford Foals joue au Club Soda.
www.foals.co.uk
Elisapie Isaac fait une supplémentaire au Cabaret Mile-End avant de partir à Londres.
facebook.com/elisapieisaac
The Veils

Le groupe londonien The Veils suscite des comparaisons avec des artistes comme Jeff Buckley ou les Bad Seeds de Nick Cave, ou encore un mélange de Dylan et Tom Waits. Il est question ici d’ambiance un peu sombre, de chansons très lyriques et de postures théâtrales. C’est un beau mélange, assuré par le pilote et maître d’œuvre du groupe Finn Andrews, qui est le fils du claviériste de XTC Barry Andrews. The Veils vient de lancer son quatrième disque, Time Stays, We Go, sur lequel alternent des ballades épiques et des chansons plus pop et rock, mais tout aussi épiques. C’est un groupe à découvrir, sur scène surtout puisqu’on les dit intenses et poignants sur les planches. Dimanche à la Sala Rossa.

www.theveils.com

Àlaclair

Annoncé pour le «34 avril 2013», le «vrai 2e album» de la troupe de «postrigodon bas-canadienne» qu’est Àlaclair Ensemble sera lancé officiellement à «Mourial» jeudi au Cabaret Mile-End, puis à «Quoibec» vendredi. Le titre du disque: Les maigres blancs d’Amérique du noir. Tout ceci représente bien la posture de cette troupe de hip-hop postmoderne, qui prend un malin plaisir à faire sauter les conventions et réinventer le genre sur des bases plus funky et ludiques. Allez écouter leur album précédent, 4,99, sur Bandcamp, ainsi que les deux premiers extraits du 2e disque, qui sont bien débridés, sur Bandcamp. C’est plaisant!

alaclair.com/

Le trio électro-rock We Are Wolves a lancé un album électrisant, La mort pop club, en février. Ce soir, il le joue enfin sur des planches montréalaises.

Le rock regorge de groupes qui ont fait leur marque en s’appuyant sur l’histoire de l’art et de la musique pour échafauder leur propre propos. Devo, Eno, Bowie, Pete Townshend, les Talking Heads et des dizaines d’autres anciens étudiants en art se sont lancés dans la musique en accordant autant d’importance au médium qu’au message, avec des résultats souvent très riches.

C’est le cas du trio local We Are Wolves, dont les deux membres fondateurs, Alexander Ortiz (chant, basse et guitare) et Vincent Lévesque (claviers, chant), sont issus du programme des Arts visuels de Concordia. Leurs pochettes, leurs clips et leurs T-shirts trahissent un souci d’esthétisme assez poussé, et leur musique aussi, puisque les gars utilisent les sons et les styles comme une palette sonore dans laquelle ils pigent allègrement pour créer une fusion électro-rock qui tâte autant du pop que du punk ou du new wave.

«Je dirais qu’on fait de l’art brut, avance Vincent lorsque questionné sur le style de WAW. On se targue d’écouter et d’aborder la musique avec l’oreille de l’inculte ou de l’enfant, pour aller à l’essence de celle-ci».

Cette approche simpliste les sert bien, puisque We Are Wolves a su préserver la fougue et la fraîcheur de ses débuts il y a un peu plus de dix ans. Son quatrième album, La mort pop club, l’amène pourtant à un autre niveau avec un son très rock, et bien plus maîtrisé qu’auparavant.

«L’aspect rock est une surprise pour nous, révèle pourtant Vincent. Quand on a amorcé ce nouveau cycle, on était plutôt enlignés sur des musiques plus progressives et expérimentales. Mais on s’est fait confiance et on s’est laissé aller. Notre démarche intuitive nous a menés sur une voie tout autre!»

La route

Depuis la sortie de La mort pop club, We Are Wolves a enligné les spectacles dans la Belle Province, et a assuré la première partie de Muse au Colisée de Québec vendredi dernier.

Voilà une belle expérience de plus pour le trio de «vétérans» qui cumule tout de même plusieurs aventures en sols canadien, américain et européen. «On est toujours curieux de voir jusqu’où cette aventure peut aller, philosophe Vincent, et ce genre de moment est la récompense principale de ce que l’on fait. On vit des expériences privilégiées grâce à notre art.»

Il en vivra une autre belle ce soir, alors que We Are Wolves vient enfin jouer son nouvel album à Montréal, au Cabaret Mile-End.

www.wearewolves.net/

Le groupe londonien The Veils suscite des comparaisons avec des artistes comme Jeff Buckley ou les Bad Seeds de Nick Cave, ou encore un mélange de Dylan et Tom Waits. Il est question ici d’ambiance un peu sombre, de chansons très lyriques et de postures théâtrales. C’est un beau mélange, assuré par le pilote et maître d’œuvre du groupe Finn Andrews, qui est le fils du claviériste de XTC Barry Andrews. The Veils vient de lancer son quatrième disque, Time Stays, We Go, sur lequel alternent des ballades épiques et des chansons plus pop et rock, mais tout aussi épiques. C’est un groupe à découvrir, sur scène surtout puisqu’on les dit intenses et poignants sur les planches. Dimanche à la Sala Rossa.

www.theveils.com

Annoncé pour le «34 avril 2013», le «vrai 2e album» de la troupe de «postrigodon bas-canadienne» qu’est Àlaclair Ensemble sera lancé officiellement à «Mourial» jeudi au Cabaret Mile-End, puis à «Quoibec» vendredi. Le titre du disque: Les maigres blancs d’Amérique du noir. Tout ceci représente bien la posture de cette troupe de hip-hop postmoderne, qui prend un malin plaisir à faire sauter les conventions et réinventer le genre sur des bases plus funky et ludiques. Allez écouter leur album précédent, 4,99, sur Bandcamp, ainsi que les deux premiers extraits du 2e disque, qui sont bien débridés, sur Bandcamp. C’est plaisant!

alaclair.com/

The Veils

Àlaclair

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