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DÉCOR EN TÊTE

Un chalet tout en bois

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Denis et Sophie aiment le bois, un peu, beaucoup... à la folie! Leur résidence secondaire, qui vient d’être construite, a la simplicité des constructions modernes, mais elle a aussi le charme des vrais chalets!

Denis et Sophie aiment le bois, un peu, beaucoup... à la folie! Leur résidence secondaire, qui vient d’être construite, a la simplicité des constructions modernes, mais elle a aussi le charme des vrais chalets!

Denis Dulude est designer graphique et artiste sérigraphe; il est spécialisé en imagerie télévisuelle. Son épouse, Sophie, est réalisatrice. Ils évoquent avec plaisir les moments passés au chalet, à Sainte-Agathe-des-Monts. Ensemble, ils ont longtemps cherché un petit lotissement en bordure d’un lac. «Tous inabordables», commente-t-il. Le couple s’est alors tourné vers un terrain en pleine forêt. «Ici, c’est un havre de paix. Nous avons habillé la maison de bois, comme pour la déguiser en chalet», racontent les propriétaires avec humour. De la façon dont Denis les décrit, les environs ont tout de même de quoi séduire: «Avec un petit étang à nos pieds et une vue splendide sur les montagnes laurentiennes, notre situation constitue un beau compromis. Et puis, l’atmosphère magique qui règne dans la petite communauté autour de la résidence a achevé de nous convaincre, ma blonde et moi.»

 

«Le plancher en lattes de pin a été vieilli artificiellement à coups de chaînes, de crochets de métal et d’outils. Quand quelqu’un échappe quelque chose à terre, on est impitoyables: “Bon, voilà! Il a abîmé le parquet...” C’est notre running gag.»

– Denis, le propriétaire

Continuité de style

Dans la mesure où il est très central, le foyer est habillé d’un manteau en acier oxydé. Le boîtier est formé d’un morceau d’acier Corten, que Denis a fait rouiller prématurément en appliquant un mélange d’eau et de vinaigre à intervalles réguliers pendant une semaine.

Conçu pour accueillir

«Le plateau de la table et les chaises d’écolier ont été hérités de ma famille. Il m’a suffi de leur refaire une beauté. Parfois, on se retrouve une quinzaine de personnes à souper sans être à l’étroit», raconte Denis. À la façon des maisons shaker, les rangements sont intégrés à l’architecture. Dans le même esprit, un immense vaisselier en pin est encastré dans le mur; un module semblable, qui sert de garde-manger, lui fait écho de l’autre côté de l’entrée de la pièce.

Le plan familial

C’est le frère de Denis, l’architecte Richard Dulude, qui a conçu l’habitation de 1600 pi2 sur deux étages. Un défi important, compte tenu d’un budget très limité et de rêves précis! Le couple souhaitait que le premier étage compte quatre chambres et deux salles de bains, rien de moins. «Mon frère a fait des merveilles pour maximiser chaque pouce carré. Je trouve génial d’avoir cette empreinte de lui dans ma vie!»

Richard Dulude a imaginé la maison en deux blocs rectangulaires. Le premier bloc, jouissant de la plus belle vue, regroupe la cuisine, la salle à manger et le séjour, en enfilade. Le deuxième, côté chemin, est occupé par les pièces de service, dont un grand vestiaire et une salle mécanique. À l’étage, même principe: trois des quatre chambres sont situées côté vue. Les salles de bains sont reléguées côté façade. L’architecte s’est inspiré de meubles vus au Mexique pour dessiner le canapé-banquette du séjour. «L’implantation induit la convivialité, souligne Denis. Et puis, tout s’organise autour de la véranda, si bien que, dès le beau temps venu, nous passons dehors.» À l’intérieur, tout est en bois clair. Les lignes droites rappellent le style shaker. Il y a peu de couleurs. Le décor respire le calme et le ressourcement. «Nous passons la semaine dans un environnement urbain stimulant, ajoute le propriétaire. Au chalet, nous avions besoin de ces espaces “blancs”, de ce vide qui permet de respirer. La simplicité de la campagne.»

Sports divers

Pour Denis et Sophie, l’attrait du chalet revient tous les week-ends, durant les temps de relâche ainsi que pendant les vacances d’été et de Noël: «C’est un impératif. Tous les prétextes sont bons pour y migrer et aller jouer dehors!» L’hiver, le couple pratique «le ski et la raquette», parfois avec ses grands enfants lorsqu’ils sont de l’équipée, «et beaucoup de pelletage», ajoute Denis. L’été, Sophie fait du jardinage et le couple aime bien réaliser des projets sur le terrain. «C’est un perpétuel travail d’améliora -tion – mais toujours par plaisir.» Après une journée passée dehors, on rentre se réchauffer au coin du feu et on prépare tranquillement le repas. «Je suis heureux que nous ayons réussi à créer un environnement qui incite à décrocher, note Denis. Un endroit où l’on peut faire le plein de lumière, de silence et de nature.»

Quartier libre

Dans la rallonge, Denis a installé son atelier de sérigraphie avec, attenante, une petite chambre noire dotée d’un lavabo. «En ville, je travaille pour gagner ma vie, confie-t-il, modeste. Ici, je peux être un artiste. La pièce est très inspirante, elle est baignée de lumière et meublée de trouvailles.

L’ancien classeur d’architecte en métal rouge pompier a été acquis dans une vente à l’université. Le panneau en acier galvanisé a été récupéré dans les poubelles d’un entrepôt.

Les vieux meubles sont de famille. Les caisses en bois ont été achetées à la SAQ lors d’une vente au profit des bonnes œuvres. C’est un espace qui me ressemble et où je peux créer sans obligation de résultat.»

 

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