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Nouveau western

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Dans la dernière livraison de l’éditeur montréalais Glénat Québec se trouvait le premier tome de Nevada, habilement concocté à quatre mains par les scénaristes Fabien Dreuil et Xavier Hardy, l’illustrateur Simon Leclerc et la coloriste Anouk Pérusse-Bell. Un album qui surprend, à bien des égards.
BD
Nouveau western
Nevada T1
de Xavier Hardy, Fabien Dreuil, Simon Leclerc, Anouk Pérusse-Bell
Aux Éditions Glénat Québec
Dans la dernière livraison de l’éditeur montréalais Glénat Québec se trouvait le premier tome de Nevada, habilement concocté à quatre mains par les scénaristes Fabien Dreuil et Xavier Hardy, l’illustrateur Simon Leclerc et la coloriste Anouk Pérusse-Bell. Un album qui surprend, à bien des égards.
Jean-Dominic Leduc
collaboration spéciale

D’abord, son approche contemporaine réjouit. Car malgré la présence des codes du genre et la trame narrative classique d’un homme en quête de son passé trouble, Nevada s’avère être bien plus qu’un simple western. La modernité de l’œuvre nous frappe dès les premières pages, puisqu’il s’y dégage non seulement une sensibilité, mais aussi une maturité faisant fi des vils stéréotypes, dont la violence gratuite et le sexisme de bon aloi. Et puis, une empathie instantanée pour les personnages naît en nous.

Pas de doute, le quatuor d’artisans a pris son pied dans la création de ce premier volet. Ce plaisir est contagieux.

Conception

Il aura fallu trois années de travail pour que ce récit, se déroulant à l’origine dans les confins de l’espace (!), trouve sa place en librairie. Les scénaristes ont d’abord jeté les bases du récit, que le Montréalais d’adoption Fabien Dreuil a ensuite dialogué et découpé. C’est le directeur de collection chez Glénat Québec Laurent Garcia qui présenta le jeune illustrateur Simon Leclerc au scénariste, alors sur les bancs d’école au Cégep du Vieux-Montréal en animation. Ce dernier avait soumis des planches, finalement non retenues pour le collectif, à la première édition du concours BD de Hachette Canada. Malgré la différence d’âge, l’osmose eut lieu. Fabien Dreuil ne tarissait pas d’éloges à l’endroit du jeune dessinateur. «Pour un premier album, Simon a su insuffler une poésie, une force, une beauté au récit. Son travail a ajouté à la profondeur du récit.» Malgré sa facture et son format franco-belge, le scénariste est fier d’affirmer qu’il s’agit d’un produit québécois.

Le scénariste tenait également à ce que le nom de la coloriste figure en couverture d’album. «La réalisation du livre aurait été impossible sans son précieux apport. Son boulot est indissociable du récit. Nevada, c’est le fruit d’un heureux travail d’équipe. Chacun y a donné le meilleur de lui-même.» Cet enthousiasme est perceptible à chacune des pages.

Prévue en deux tomes, l’équipe attend les résultats de vente du présent opus avant d’amorcer le travail du second. Lancé d’abord en France quelques semaines auparavant, les échos provenant du Vieux Continent sont bons et le bouche-à-oreille opère. C’est du moins ce qu’a pu constater Simon Leclerc lors de son passage au Festival de Lyon.

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Dans la dernière livraison de l’éditeur montréalais Glénat Québec se trouvait le premier tome de Nevada, habilement concocté à quatre mains par les scénaristes Fabien Dreuil et Xavier Hardy, l’illustrateur Simon Leclerc et la coloriste Anouk Pérusse-Bell. Un album qui surprend, à bien des égards.

D’abord, son approche contemporaine réjouit. Car malgré la présence des codes du genre et la trame narrative classique d’un homme en quête de son passé trouble, Nevada s’avère être bien plus qu’un simple western. La modernité de l’œuvre nous frappe dès les premières pages, puisqu’il s’y dégage non seulement une sensibilité, mais aussi une maturité faisant fi des vils stéréotypes, dont la violence gratuite et le sexisme de bon aloi. Et puis, une empathie instantanée pour les personnages naît en nous.

Pas de doute, le quatuor d’artisans a pris son pied dans la création de ce premier volet. Ce plaisir est contagieux.

Conception

Il aura fallu trois années de travail pour que ce récit, se déroulant à l’origine dans les confins de l’espace (!), trouve sa place en librairie. Les scénaristes ont d’abord jeté les bases du récit, que le Montréalais d’adoption Fabien Dreuil a ensuite dialogué et découpé. C’est le directeur de collection chez Glénat Québec Laurent Garcia qui présenta le jeune illustrateur Simon Leclerc au scénariste, alors sur les bancs d’école au Cégep du Vieux-Montréal en animation. Ce dernier avait soumis des planches, finalement non retenues pour le collectif, à la première édition du concours BD de Hachette Canada. Malgré la différence d’âge, l’osmose eut lieu. Fabien Dreuil ne tarissait pas d’éloges à l’endroit du jeune dessinateur. «Pour un premier album, Simon a su insuffler une poésie, une force, une beauté au récit. Son travail a ajouté à la profondeur du récit.» Malgré sa facture et son format franco-belge, le scénariste est fier d’affirmer qu’il s’agit d’un produit québécois.

Le scénariste tenait également à ce que le nom de la coloriste figure en couverture d’album. «La réalisation du livre aurait été impossible sans son précieux apport. Son boulot est indissociable du récit. Nevada, c’est le fruit d’un heureux travail d’équipe. Chacun y a donné le meilleur de lui-même.» Cet enthousiasme est perceptible à chacune des pages.

Prévue en deux tomes, l’équipe attend les résultats de vente du présent opus avant d’amorcer le travail du second. Lancé d’abord en France quelques semaines auparavant, les échos provenant du Vieux Continent sont bons et le bouche-à-oreille opère. C’est du moins ce qu’a pu constater Simon Leclerc lors de son passage au Festival de Lyon.

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