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En studio avec Dr Oz

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Chirurgien cardiaque, professeur à Columbia University, animateur de talk-show, auteur et protégé d’Oprah, le Dr Oz est probablement le médecin le plus connu du grand public aux États-Unis. Il amorcera en septembre prochain la 5e saison de son émission, The Dr. Oz Show, en nomination pour deux Emmy Awards le 16 juin.
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En studio avec Dr Oz
photo agence qmi, marie-joëlle parent
NEW YORK | Chirurgien cardiaque, professeur à Columbia University, animateur de talk-show, auteur et protégé d’Oprah, le Dr Oz est probablement le médecin le plus connu du grand public aux États-Unis. Il amorcera en septembre prochain la 5e saison de son émission, The Dr. Oz Show, en nomination pour deux Emmy Awards le 16 juin.

Mehmet Oz, 52 ans, m’accueille dans sa loge du 30 Rockefeller Plaza, après avoir enregistré sa première émission de la journée. Son studio se trouve juste à côté de celui de Jimmy Fallon. Il enfile aussitôt son pantalon bleu de chirurgien, sa version d’un vêtement confortable, et m’offre un Tupperware rempli de noisettes.

«Conserve-les au froid, elles durent plus longtemps et ça préserve les huiles à l’intérieur», me conseille-t-il, pendant que je prends des notes mentales de tous les items qui se trouvent dans son frigo. Ces jours-ci, il ne jure que par le «monk fruit», un édulcorant naturel.

Les produits naturels et les super aliments qu’il recommande dans son talk-show sont devenus des best-sellers dans les épiceries, que ce soit la baie d’Açaï ou l’extrait de graines de café vert. Quand le Dr Oz recommande un aliment dans son émission, les rayons des épiceries sont vides le lendemain.

Le revers du succès

Certaines compagnies vendent même ces produits en utilisant sa photo comme publicité, comme s’il endossait le produit. Il s’agit d’un réel problème pour le médecin d’origine américano-turque.

«C’est grave parce que les gens pensent vraiment que je vends ce genre de choses. Je pars en guerre contre ces compagnies. J’ai déjà perdu plus d’un million de dollars en poursuites, ça ne fonctionne pas, alors je fais appel au public. En tant que médecin, je ne vais jamais rien vendre. Si vous voyez mon nom sur quelque chose, vous savez qu’ils vous mentent», dit-il.

Le Dr Oz a gagné deux prix Emmy depuis 2009 comme animateur.

«La chose la plus difficile en tant qu’animateur est l’écoute. L’écoute active prend un certain temps à apprendre sur un plateau de télévision. Il faut arriver à créer une bulle autour de vous et vos invités. C’est la même chose dans la salle d’opération, le chirurgien doit maintenir cette bulle autour du patient.»

La leçon d’Oprah

Pourrait-il se passer de cette nouvelle carrière à la télévision? «J’adore la télévision. Je choisis les invités et les sujets. Je suis passionné, je pourrais parler de cholestérol et d’expériences de mort imminente chaque jour pour le reste de ma vie.»

Il faut dire qu’il a eu tout un professeur. C’est Oprah qui l’a présenté au public sur le plateau de son talk-show pour la première fois en 2004.

«J’ai fait 80 émissions avec elle. La plus grande leçon qu’elle m’a apprise est de laisser mon invité briller, les animateurs parlent trop, interrompent tout le temps. C’est pourquoi je ne peux pas faire l’émission en direct!»

Entre l’hôpital et le studio

Comment jongle-t-il entre sa carrière au petit écran et l’horaire d’un chirurgien cardiaque? «J’opère tous les jeudis dès 7 h (au New York-Presbyterian Hospital), les lundis, je rencontre mon équipe pour l’émission, les mardis, mercredis et vendredis, j’enregistre deux émissions par jour», explique le père de quatre enfants, marié depuis 1985. Sa fille, Daphne Oz, 27 ans, suit ses traces, elle est animatrice de l’émission The Chew à ABC.

Avant de quitter sa loge, il m’a glissé quelques mots en français. «Il y a 30 ans, je suis allé à Paris pour travailler avec Alain Carpentier», a-t-il confié. Carpentier est le père de la chirurgie valvulaire moderne.

Malgré le succès et les honneurs, le Dr Oz m’a confié que les moments les plus gratifiants du métier étaient ces gens qui l’arrêtent dans la rue. «Ils me disent que je les ai aidés à réaliser le caractère sacré de leur corps et qu’ils en valent la peine.»

NEW YORK | Chirurgien cardiaque, professeur à Columbia University, animateur de talk-show, auteur et protégé d’Oprah, le Dr Oz est probablement le médecin le plus connu du grand public aux États-Unis. Il amorcera en septembre prochain la 5e saison de son émission, The Dr. Oz Show, en nomination pour deux Emmy Awards le 16 juin.

Mehmet Oz, 52 ans, m’accueille dans sa loge du 30 Rockefeller Plaza, après avoir enregistré sa première émission de la journée. Son studio se trouve juste à côté de celui de Jimmy Fallon. Il enfile aussitôt son pantalon bleu de chirurgien, sa version d’un vêtement confortable, et m’offre un Tupperware rempli de noisettes.

«Conserve-les au froid, elles durent plus longtemps et ça préserve les huiles à l’intérieur», me conseille-t-il, pendant que je prends des notes mentales de tous les items qui se trouvent dans son frigo. Ces jours-ci, il ne jure que par le «monk fruit», un édulcorant naturel.

Les produits naturels et les super aliments qu’il recommande dans son talk-show sont devenus des best-sellers dans les épiceries, que ce soit la baie d’Açaï ou l’extrait de graines de café vert. Quand le Dr Oz recommande un aliment dans son émission, les rayons des épiceries sont vides le lendemain.

Le revers du succès

Certaines compagnies vendent même ces produits en utilisant sa photo comme publicité, comme s’il endossait le produit. Il s’agit d’un réel problème pour le médecin d’origine américano-turque.

«C’est grave parce que les gens pensent vraiment que je vends ce genre de choses. Je pars en guerre contre ces compagnies. J’ai déjà perdu plus d’un million de dollars en poursuites, ça ne fonctionne pas, alors je fais appel au public. En tant que médecin, je ne vais jamais rien vendre. Si vous voyez mon nom sur quelque chose, vous savez qu’ils vous mentent», dit-il.

Le Dr Oz a gagné deux prix Emmy depuis 2009 comme animateur.

«La chose la plus difficile en tant qu’animateur est l’écoute. L’écoute active prend un certain temps à apprendre sur un plateau de télévision. Il faut arriver à créer une bulle autour de vous et vos invités. C’est la même chose dans la salle d’opération, le chirurgien doit maintenir cette bulle autour du patient.»

La leçon d’Oprah

Pourrait-il se passer de cette nouvelle carrière à la télévision? «J’adore la télévision. Je choisis les invités et les sujets. Je suis passionné, je pourrais parler de cholestérol et d’expériences de mort imminente chaque jour pour le reste de ma vie.»

Il faut dire qu’il a eu tout un professeur. C’est Oprah qui l’a présenté au public sur le plateau de son talk-show pour la première fois en 2004.

«J’ai fait 80 émissions avec elle. La plus grande leçon qu’elle m’a apprise est de laisser mon invité briller, les animateurs parlent trop, interrompent tout le temps. C’est pourquoi je ne peux pas faire l’émission en direct!»

Entre l’hôpital et le studio

Comment jongle-t-il entre sa carrière au petit écran et l’horaire d’un chirurgien cardiaque? «J’opère tous les jeudis dès 7 h (au New York-Presbyterian Hospital), les lundis, je rencontre mon équipe pour l’émission, les mardis, mercredis et vendredis, j’enregistre deux émissions par jour», explique le père de quatre enfants, marié depuis 1985. Sa fille, Daphne Oz, 27 ans, suit ses traces, elle est animatrice de l’émission The Chew à ABC.

Avant de quitter sa loge, il m’a glissé quelques mots en français. «Il y a 30 ans, je suis allé à Paris pour travailler avec Alain Carpentier», a-t-il confié. Carpentier est le père de la chirurgie valvulaire moderne.

Malgré le succès et les honneurs, le Dr Oz m’a confié que les moments les plus gratifiants du métier étaient ces gens qui l’arrêtent dans la rue. «Ils me disent que je les ai aidés à réaliser le caractère sacré de leur corps et qu’ils en valent la peine.»

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