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La réponse de Subban

P.K. Subban
photo courtoisie P.K. Subban

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À l’instar du Canadien, le ­défenseur P.K. Subban a choisi un bien mauvais moment pour disputer son pire match depuis longtemps.

Indiscipliné, hésitant, pris en défaut sur le deuxième but adverse, le jeune défenseur du Canadien a joué avec moins d’aplomb et moins d’assurance que lors des deux ­premiers affrontements au Centre Bell.

Meilleur joueur des siens depuis le début de la série, Subban a connu une baisse ­d’intensité dans la défaite de 6-1 contre les Sénateurs à Ottawa. Il a couronné sa piètre prestation par un combat futile contre ­l’attaquant Kyle Turris, une récolte de 23 minutes de pénalités et une expulsion de partie.

Comme ses coéquipiers, il a offert un spectacle désolant. Presque gênant.

Déclassés, trop émotifs, les hommes de Michel Therrien ont été dérangés par ­l’intensité et la robustesse des Sénateurs.

Dés le début de la rencontre, les gros ­Sénateurs ont ciblé Subban, Markov et ­Gallagher. Peut-être intimidés, les joueurs montréalais ont fort mal répondu.

Un grand coup

Avec cette victoire décisive, les hommes de Paul MacLean ont frappé un grand coup. Ils ont pris les devants dans la série et ont ébranlé la confiance montréalaise.

L’entraîneur des Sénateurs n’a rien inventé. Il a appliqué à la lettre la médecine que les Rangers avaient servie à ses hommes lors de la première ronde des ­séries du printemps dernier.

Détenteur du trophée Norris, ­Erik ­Karlsson avait souffert dans la série contre les Blue shirts. Frappé par les gros attaquants new-yorkais, Brandon Prust en tête, le jeune Karlsson avait obtenu peu de marge de manoeuvre sur la patinoire. Sa production offensive avait été limitée à un seul but et les Sénateurs s’étaient inclinés en sept matchs.

Les Sénateurs se livrent à la même ­opération contre P.K. Subban et les autres jeunes du Canadien.

Dans les deux premiers matchs de la ­série, Subban a volé le spectacle par son brio sur la patinoire.

Il doit répondre à la robustesse et aux poings adverses avec son talent offensif.

C’est la seule ­réponse qui tournera en ridicule les gros bras des Sénateurs.

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