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Écrasement mortel à Mont-Laurier

Le siège du Cessna envoyé pour des tests

Avion
Photo Maude Plouffe / Mon Topo / Agence QMI Un homme est décédé dans l'écrasement d'un petit avion, le samedi 4 mai 2013, en après-midi à l'aéroport de Mont-Laurier, dans les Laurentides.

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Les enquêteurs ne savent pas encore pourquoi un pilote expérimenté s’est écrasé samedi à Mont-Laurier, mais ils se concentrent sur le siège du pilote pour le moment.

Une pièce de réglage du siège du Cessna 185F a été envoyée au laboratoire d’Ottawa pour une analyse approfondie, a indiqué Julie Leroux, porte-parole pour le Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Dans le monde aéronautique, le système de verrouillage du siège de plusieurs types de Cessna a déjà été au cœur d’une importante poursuite civile contre la compagnie.

En 1989, le pilote d’un Cessna 185E, sa femme et un passager ont été blessés à la suite d’un écrasement en Floride.

La compagnie aérienne avait été condamnée à payer 480 millions $ à cause d’un verrouillage défectueux du siège.

Cessna a modifié ce système en 1986, mais l’avion impliqué dans l’écrasement à Mont-Laurier a été fabriqué en 1980.

En 2011, une directive du département des transports des États-Unis recommandait une vérification régulière des sièges de différents types de Cessna, dont les 185, pour empêcher que celui-ci ne glisse et que les manettes de commande se retrouvent hors de portée du pilote.

Denis Thomassin, 54 ans, décollait avec son Cessna 185F lorsque celui-ci s’est écrasé avant de prendre feu. L’homme d’Outremont était aux commandes d’un appareil qu’il avait récemment acheté.

C’était son troisième avion, mais il était complètement différent de ceux qu’il avait l’habitude de piloter. Il possédait un avion de loisirs de quatre places de marque Mooney et voyageait régulièrement aux commandes d’un Piper Malibu, qui possède un moteur à turbine.

Sur le Cessna 185F, équipé d’un moteur à pistons, les manipulations requises sont différentes, a indiqué Gilles Lambert, gestionnaire de la corporation de l’aéroport de Mascouche.

«C’était un pilote d’expérience, on ne sait pas qu’est-ce qui est arrivé. Il faisait beau hier, les conditions météorologiques étaient idéales. C’est bien malheureux», a dit M. Lambert, qui connaissait la victime depuis une dizaine d’années.

Denis Thomassin avait pour habitude de s’envoler à bord de son Piper Malibu pour son travail. Homme d’affaires accompli, il avait développé la compagnie Systèmes informatiques CHCA à Terrebonne, spécialisée dans les technologies d’information pour la santé. «Je le connaissais comme un industriel très innovateur», a confié Jean-Daniel Cossette, ami de M. Thomassin depuis plusieurs années et président de l’association des pilotes de l’aéroport de Mascouche.

Denis Thomassin laisse derrière lui sa conjointe et ses deux garçons.

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