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Le boom allergique

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Attention aux pollens! Lorsque le printemps s’installe, il y a maintenant près d’un Québécois sur trois qui a des allergies saisonnières.

Attention aux pollens! Lorsque le printemps s’installe, il y a maintenant près d’un Québécois sur trois qui a des allergies saisonnières.

Certains sont allergiques aux pollens des arbres, d’autres aux graminées et finalement aux herbacées.

Inquiétant

Il y a trois raisons de s’inquiéter. D’abord, la période d’allergies saisonnières a augmenté à 128 jours par année à cause du réchauffement climatique, des effets du gaz de serre et de la pollution urbaine.

Ensuite parce que si un des parents est allergique, il y a 50 % de chances que son enfant le soit également. Et lorsque les deux parents sont allergiques, le taux de prévalence grimpe à 75 % pour le nouveau-né.

Il y a deux fois plus de jeunes que de personnes âgées qui ont le rhume des foins. Même si certaines allergies s’estompent en vieillissant. Ce phénomène demeure inquiétant.

Allergies bizarres

Les gens sont aussi plus allergiques qu’avant aux animaux, particulièrement aux chiens et aux chats. Aujourd’hui, un ménage sur deux a un animal de compagnie à la maison. Le taux de gens allergiques aux animaux a grimpé à 7 % de la population totale.

Les maisons trop chaudes ont favorisé l’augmentation exponentielle des acariens, qui est la troisième forme d’allergie la plus répandue au Québec. Ces petites bêtes invisibles à l’œil nu ont une prédilection pour les matelas, la laine, la plume, les tissus et les moquettes.

Suivent ensuite les allergies aux produits laitiers, aux noix et arachides, au poisson, au gluten et aux piqûres d’abeilles. Il y a aussi ceux qui ne supportent pas certains médicaments ou encore ceux qui, bizarrement, sont allergiques aux bijoux, au soleil, au chocolat où même à l’alcool.

Dur d’être riche

On savait que les femmes et les jeunes étaient les plus vulnérables aux allergies. On apprend maintenant que les personnes riches sont aussi plus susceptibles de développer toutes sortes d’allergies.

Ils vivent dans des maisons plus isolées et plus humides propices au développement des acariens. Ils sont davantage préoccupés par leur hygiène et n’ont pas développé une aussi bonne résistance aux microbes. Ils prennent plus d’antibiotiques et ont une alimentation plus variée et internationale qui, quelquefois, peuvent les fragiliser. Et finalement, la plupart travaillent en ville dans des édifices souvent mal aérés.

Au total, en additionnant tous les types d’allergies, allergies saisonnières et autres allergies aériennes, allergies alimentaires, cutanées et médicamenteuses, on se retrouve avec un total effarant de 38 % de la population souffrant d’au moins une allergie.

Et pour ceux qui pensent être épargnés, sachez que si la tendance se maintient, un Québécois sur deux sera allergique d’ici dix ans.

Et je n’inclus pas, ici, ceux qui sont allergiques au travail, au sport, à la politique...

 

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