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Santé mentale

De la maladie à l’autonomie

Max
Photo AGNÈS CHAPSAL / Agence QMI Max, patient depuis 10 ans de la clinique et François Noël, chef médical de la clinique.

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En pleine psychose il y a cinq ans, Max a commis un crime. Le cocktail de drogues et de médicaments a déclenché son épisode délirant.

«En 2008, j’ai poignardé quelqu’un, raconte l’homme de 28 ans, atteint de schizophrénie paranoïde. J’étais gelé bien raide, ce qui a annulé l’effet de mes médicaments et a déclenché une psychose.»

C’est avec les traitements intégrés en santé mentale et en toxicomanie de la clinique Cormier-Lafontaine qu’il a retrouvé un état stable et toute son autonomie. Il vit maintenant en appartement et joue au hockey.

Incarcéré pendant deux ans et demi à l’Institut Philippe-Pinel, un hôpital psychiatrique, Max a ensuite été admis à l’hôpital Louis-H. Lafontaine. Il a rejoint le centre d’hébergement l’Entre-Toit, qui favorise la stabilisation sociale des personnes atteintes de maladie mentale, puis a pu vivre en appartement supervisé.

«J’ai pris toutes sortes de drogues dans ma vie sauf de l’héroïne et de l’opium, a raconté Max. Mais je suis «clean» depuis six ans.»

Selon lui, l’arrêt de la consommation a été le moment le plus difficile. «J’avais de la misère, du stress et de l’angoisse», a-t-il dit. Et trouver une médication efficace n’a pas été évident. Il a pu retrouver son équilibre à la clinique Cormier-Lafontaine (formée par le Centre Dollard-Cormier et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et anciennement l’hôpital Louis-H. Lafontaine).

Depuis 10 ans, cet établissement intègre le traitement en santé mentale et en toxicomanie. «J’ai des médicaments à prendre tous les jours et je les prends», a-t-il assuré.

Double problématique

Plusieurs milliers de Québécois sont touchés par la double problématique de santé mentale et de dépendance. Entre 50 %et 70 % des personnes qui consultent pour un problème de dépendance (alcool, toxicomanie, jeu) souffrent aussi d’un problème de santé mentale.

À l’inverse entre 30 % et 50% des personnes atteintes de troubles mentaux, comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire, développent des problèmes de consommation.

Elles ont deux fois plus de risques de développer une dépendance à l'alcool et ont quatre fois plus de probabilités d'abuser d'autres substances.

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