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Il met le feu à sa chemise plutôt qu’à sa cigarette

Il met le feu à sa chemise plutôt qu’à sa cigarette
Photo le journal de montréal, chantal poirier Louis Beaupré, un homme de 76 ans, paralysé d’un côté du corps, était sur le balcon de la résidence Montée Sanche à Boisbriand, lorsqu’il a tenté d’allumer sa cigarette, tout en se penchant pour se protéger du vent.

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Un homme de 76 ans est décédé après avoir mis le feu à sa chemise plutôt qu’à sa cigarette, sur le balcon d’une résidence de Boisbriand, samedi dernier.

«C’est bête et c’est effrayant, mais c’est un accident», réagit Michel Lacelle, le propriétaire de la résidence Montée Sanche, à Boisbriand.

Samedi dernier, vers 11 h, Louis Beaupré était sorti sur le balcon extérieur du centre d’hébergement pour fumer une cigarette.

Paralysé d’un côté du corps, l’homme de 76 ans s’était penché pour se protéger du vent alors qu’il allumait sa cigarette.

Or, il a accidentellement mis le feu à sa chemise.

«C’était une chemise de coton, alors le feu s’est propagé rapidement, explique M. Lacelle. Il criait et il y avait des témoins qui criaient aussi. Les employés sont intervenus rapidement.»

« Ça a atteint ses poumons »

Même si les gens sur place ont réussi à éteindre les flammes en peu de temps, le résident de 76 ans a subi de graves brûlures au haut du corps, notamment au dos, à un bras et à la poitrine.

Selon le propriétaire, M. Beaupré a aussi été incommodé par la fumée dégagée par le feu. «Il a inhalé de la fumée et ça a atteint ses poumons. Puisqu’il fumait, il était déjà fragile», dit-il.

Le résident a été transporté au Centre des grands brûlés de l’Hôtel-Dieu, qui fait partie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

Il est décédé quelques heures plus tard.

Pour M. Lacelle, cet événement tragique est une première à sa résidence, qui accueille une vingtaine de personnes âgées en grande perte d’autonomie.

«Il y a toujours des gens qui décèdent ici, parce que ce sont des personnes âgées. Des morts, on en voit, mais un brûlé, on n’avait jamais vu ça, souligne-t-il. On en a parlé avec les employés, tout le monde était sous le choc.»

Le bureau du coroner a confirmé au Journal hier qu’une enquête a été ouverte à la suite de ce décès.

Tabliers ignifuges

D’ailleurs, il ne s’agit pas du premier décès du genre à survenir dans un centre d’hébergement.

En juin 2011, un homme de 81 ans avait succombé à de graves brûlures qu’il avait subies après avoir échappé une cigarette sur ses vêtements.

L’année suivante, le coroner Yves Lambert avait recommandé de rendre obligatoire le tablier ignifuge pour tous les fumeurs à risque.

Questionné à ce propos, Michel Lacelle a indiqué que la résidence Montée Sanche ne possède pas de ces tabliers.

Toutefois, il est convaincu que l’accident n’était pas prévisible, puisque Louis Beaupré était un fumeur régulier qui avait toute sa tête.

«Il vivait ici depuis trois ans et demi et il fumait un paquet par jour. Il ne lui est jamais rien arrivé, explique-t-il. Il n’avait aucun problème à utiliser son briquet, sinon on ne l’aurait pas laissé fumer.»


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