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Le Devoir ne fait pas ses devoirs

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Je me demande si le «chroniqueur média» du Devoir, Stéphane Baillargeon, lit vraiment le Journal que vous tenez entre vos mains.

Je me demande si le «chroniqueur média» du Devoir, Stéphane Baillargeon, lit vraiment le Journal que vous tenez entre vos mains.

Lundi, il a écrit une telle énormité concernant mes collègues que la seule explication plausible c’est qu’il n’a pas ouvert le Journal depuis 1983.

Il ose écrire, à propos de Québecor: «Ses médias consacrent bien plus d’efforts à la convergence de ses industries culturelles qu’à la traque des crapules des affaires».

Manifestement, il n’a pas suivi les nombreux scoops révélés par le Journal depuis des mois!

Il attaque la crédibilité de mes collègues. Je refuse de laisser son texte sans réponse.

UN BUREAU D’ENQUÊTE SOLIDE

Baillargeon est-il au courant de l’existence du Bureau d’enquête de Québecor Media, dirigé par le journaliste d’expérience Andrew McIntosh?

Avec Kinia Adamczyk, Andrew McIntosh était en lice pour un prix de journalisme d’enquête de l’Association canadienne des journalistes pour le dossier de fond: Le Vieux Port en eaux troubles: dépenses, voyages, repas, contrats. Le Journal était le seul média francophone à recevoir une nomination en presse écrite.

Connaît-il le nom de mes collègues journalistes, chroniqueurs ou blogueurs qui sortent des histoires exclusives sur une base quotidienne?

Pourquoi laisse-t-il entendre que les journalistes des arts et spectacles ne sont que des courroies de transmission de Québecor? C’est de la calomnie. Le Cahier weekend est une référence culturelle, qui parle autant de poésie, que de théâtre, de cinéma, de musique ou de littérature.

Mes collègues au culturel sortent constamment des histoires exclusives, fouillent des dossiers et créent des débats de société, comme on l’a vu entre autres avec le dossier de Maxime Demers sur la crise dans le cinéma québécois.

Oublie-t-il que c’est le Journal qui a sorti le Pastagate? Ou la grève de la voix de Marc Hervieux qui a ébranlé l’Opéra de Montréal?

Oui, on parle d’opéra dans le Journal, monsieur le chroniqueur. Vous le sauriez si vous le lisiez.

Voici seulement un échantillon des histoires dévoilées par des enquêtes du Journal: l’aide sociale versée par Québec à des douzaines de criminels en prison; les dépenses inappropriées à la Société du Vieux-Port (une enquête dont les résultats ont été confirmés par un rapport du Vérificateur général); les entrepreneurs qui ont payé la main d’œuvre et les matériaux pour la maison d’un leader syndical; un château de 1,7 million $ pour un cadre du CUSM; l’ex-président de la CSD Construction qui aurait utilisé l’argent des travailleurs pour acheter des abonnements de saison pour le hockey; la collusion sur des contrats octroyés par la ville de Laval (sur lesquels le Journal enquête depuis 2010); ou encore l’enquête de Michaël Nguyen sur les écoles de conduite.

UNE AFFIRMATION CALOMNIEUSE

Comment Stéphane Baillargeon peut-il affirmer sans gêne que mes collègues journalistes, à Montréal et à Québec, ne font pas leur travail d’enquête?

Il minimise leur détermination à vous offrir, vous les lecteurs et lectrices du Journal, des histoires exclusives.

Comme journaliste, on se bat tous les jours contre des administrations qui se drapent dans le secret, contre des Sociétés d’État qui refusent – malgré la loi d’accès à l’information – de divulguer des renseignements d’intérêt public.

On n’a pas besoin, en plus, de se faire cracher dessus et dénigrer dans un journal concurrent.

Il attaque la crédibilité de mes collègues. Je refuse de laisser son texte sans réponse
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