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Trois marins français à la dérive

Un skipper québécois lance un appel à la mobilisation au large des Açores

Marins à la dérive
Photo courtoisie Thomas Rioux Guillaume Moussette, Étienne Esteulle et Franck Cousin étaient à bord du Grain de soleil, disparu depuis le 24 avril.

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Alors que les autorités ont abandonné les recherches pour localiser trois navigateurs français disparus depuis le 24 avril sur leur voilier, un collectif se démène pour relancer les secours.

Alors que les autorités ont abandonné les recherches pour localiser trois navigateurs français disparus depuis le 24 avril sur leur voilier, un collectif se démène pour relancer les secours.

«Ce petit gars-là, il a du sel de mer dans les veines», explique avec ferveur Thomas Rioux, Québécois et skipper de catamaran amateur, parlant de Guillaume Moussette, propriétaire du voilier Grain de soleil, disparu en mer à 600 kilomètres des Açores.

C’est en Martinique qu’il a rencontré le navigateur, ainsi que les deux autres hommes à bord. Thomas Rioux refuse de croire que le cas est désespéré. «Ce sont tous des marins expérimentés. Il ne faut pas baisser les bras.»

On est sans nouvelle du petit voilier de 10 mètres depuis le 24 avril, quand le bâtiment a rencontré du gros temps dans son périple entre la base martiniquaise de ­Marin et les îles portugaises des Açores.

Déchiqueté

Tout indique que le léger bateau a été déchiqueté. Mais, si la Marine nationale française a mis fin cette semaine aux recherches pour retracer le radeau de sauvetage sur lequel seraient réfugiés les marins, des efforts privés coordonnés par le collectif Grain de soleil, qu’appuie Thomas Rioux, intensifient au contraire leur action. Avec l’urgence du temps qui passe, mais toujours l’espoir de retrouver l’équipage.

«On sait qu’ils ont activé des balises de détresse, donc il y avait au moins un survivant», plaide Thomas Rioux. Il ajoute que le radeau de survie du voilier était équipé au départ d’une trousse d’urgence avec des vivres pour 15 jours. «Mais dans quel état sont les vivres après la tempête, on n’en sait rien.»

La page Facebook du collectif Grain de soleil est un point de ralliement pour les intéressés, qui accueille dons et information.

«J’ai moi-même été naufragé il y a 20 ans, dit Thomas Rioux avec émotion, et à cette époque on n’avait pas les moyens technologiques d’aujourd’hui pour retrouver les gens.» Il demande que les bateaux, mais aussi les compagnies aériennes, partagent leurs données et souligne que le temps presse. «Deux semaines à la dérive, avec les requins et la météo, c’est inquiétant.»

«On ne dort pas beaucoup, on espère», soupire Thomas Rioux.

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