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Robert Lafrenière | UMQ

Encore des enquêtes

Robert Lafrenière
Photo Agence QMI / Archives Le commissaire à la lutte anti-corruption, Robert Lafrenière.

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Le commissaire à la lutte contre la corruption de l’UPAC, Robert Lafrenière, a indiqué qu'il restait encore un gros travail d'enquête à accomplir dans sa lutte pour l'assainissement des mœurs politiques, notamment dans les municipalités.

Conférencier invité, samedi aux assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, qui se sont déroulées au palais des Congrès de Montréal, il a sollicité la collaboration des élus dans la lutte contre la corruption.

«Nous avons besoin de la collaboration pleine et entière non seulement des élus, mais aussi de tous les citoyens, c'est une lutte qui va se gagner en équipe avec les huit millions de Québécois», a-t-il dit à la fin de sa conférence.

Jeudi, une importante frappe de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené à l'arrestation de 37 personnes, dont l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt.

M. Lafrenière a également indiqué que le travail de prévention était de plus en plus présent au sein de l'UPAC.

La plus importante frappe de l'histoire

Plus tôt samedi, dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles, M. Lafrenière est revenu sur la plus importante frappe de l’histoire de l’UPAC.

«C'est une première canadienne de porter des chefs d'accusation de gangstérisme en matière de corruption et c'était très important pour nous, car la preuve tend à montrer que c'était une organisation criminelle et il fallait faire en sorte que ces choses-là ne se produisent pas», a raconté Robert Lafrenière.

Au début de l'enquête il y a trois ans, jamais M. Lafrenière ne s'attendait à porter ce genre d'accusation. «Je tiens à souligner le travail exceptionnel des femmes et des hommes qui travaillent à l'UPAC en tout temps», ajoutant que toutes les preuves reçues de manière électronique correspondent «à la hauteur de la Tour du CN» tellement elles sont nombreuses.

«Ça ne se fait pas en criant ciseaux»

Faisant une analogie avec l'attentat de Boston, le commissaire de l'UPAC tient à rappeler que de grandes différences existent entre les enquêtes de corruption et celles de meurtre.

«Après trois ou quatre jours seulement, les suspects étaient arrêtés. On avait des images caméra, des parties de la bombe et c'était une scène de crime qui parlait d'elle-même. En corruption, ça prend des citoyens pour nous aider», a-t-il dit.

M. Lafrenière a également souligné l'étroite collaboration entre les procureurs de la commission Charbonneau et les enquêteurs de l'UPAC.

 

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