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Votre travail vous épuise-t-il ?

Votre travail vous épuise-t-il ?
photo fotolia Dans le «burn-out classique», une personne travaille de plus en plus dur, jusqu’à l’épuisement. Elle n’hésitera pas à ­travailler le soir, les week-ends ou durant les vacances pour réaliser son travail et accomplir plusieurs tâches en même temps.

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Et vous craignez de tomber en dépression? Ma chronique de la semaine dernière, reliée à celle-ci, dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, a soulevé plusieurs fois des questions sur l’épuisement professionnel et ses conséquences.

Et vous craignez de tomber en dépression? Ma chronique de la semaine dernière, reliée à celle-ci, dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, a soulevé plusieurs fois des questions sur l’épuisement professionnel et ses conséquences.

Effectivement, en amont d’une dépression, on retrouve souvent l’épuisement professionnel ou burn-out, bien que celui-ci ne soit pas encore reconnu en soi comme un trouble mental en psychiatrie.

Le fait de travailler ne mène pas à la dépression, mais comme nous passons environ 60 % de notre temps de veille au travail et que notre santé mentale est dépend large­ment des relations que nous entretenons avec notre entourage, le milieu de travail revêt une importance toute particulière.

Différents contextes peuvent mener au burn-out. Par exemple, on qualifie de «burn-out – épuisement» le contexte dans lequel une personne soit abandonne, soit réalise parfaitement son travail, mais se trouve confrontée à trop de tensions et à trop peu de gratifications.

Dans le «burn-out classique», une personne travaille de plus en plus dur, jusqu’à l’épuisement, en quête de gratifications ou de performance pour compenser l’importance du stress qu’elle subit.

Enfin, la situation qualifiée de «burn-out néfaste», qui diffère des précédentes, ne surgit pas à cause de tensions excessives, mais plutôt à cause de conditions de travail trop ennuyeuses et peu stimulantes.

Le classique

L’épuisement s’installe progressivement et la personne qui le subit franchit différentes étapes plus ou moins rapidement en fonction de sa capacité à tolérer le stress.

D’abord, galvanisée, débordante d’énergie et d’ambition, la personne se fixe des objectifs de performance élevés qui nécessitent qu’elle s’investisse entièrement dans son travail. En fait, elle se plaît dans son travail et une très grande partie de son énergie y est consacrée.

Puis, arrive une étape où, malgré ses efforts, ses résultats ne sont pas à la hauteur de ses objectifs.

Typiquement, elle est perfectionniste, responsable et n’aime pas le travail bâclé. Elle redoublera donc d’ardeur et n’hésitera pas à travailler le soir, les week-ends ou durant ses vacances pour réaliser son travail et accomplir plusieurs tâches en même temps. Ses supérieurs et collègues en profitent pour s’appuyer de plus en plus sur elle et la pression devient de plus en plus intense.

Arrive un point où elle se désenchante, car elle est fatiguée et déçue. On lui en demande de plus en plus et trop. Surgit alors l’impression qu’elle ne pourra jamais y arriver, que son effort n’est pas reconnu à sa juste valeur. Elle devient frustrée, s’impatiente, s’irrite.

Pour faire face à ses responsabilités, elle pourra prendre des stimulants et, pour dormir, des somnifères. Son épuisement peut s’accompagner d’autres symptômes: difficulté à se concentrer, anxiété, inquiétude, insécurité. Migrai­nes, douleurs musculaires, problèmes de digestion, ulcères d’estomac, perte ou gain de poids et infections fréquentes accompagnent aussi le ­burn-out.

Enfin, la personne se démoralise. Son travail et son entourage ne lui procurent désormais plus aucun intérêt.

Ses réserves sont épuisées et elle est découragée, perd confiance en elle et se sent désormais incapable d’accomplir sa tâche. Elle est en quelque sorte «brûlée».

25 % des travailleurs

Ses attentes élevées envers elle-même, celles des autres et sa mauvaise perception du travail bien fait auront eu raison de son ambition et de sa détermination.

Un déséquilibre est survenu entre la pression qu’elle subit et les ressources qui sont à sa disposition pour l’affronter.

Si vous êtes dans cette situation, vous n’êtes pas seul à l’être. Personne n’est immunisé contre le burn-out. Au Canada, des centaines de milliers de personnes souffrent, à différents niveaux, de problèmes de santé mentale directement reliés au travail qu’ils exercent.

Au Québec, plus du quart des travailleurs disent éprouver un stress quotidien élevé. Il n’y a surtout pas de honte à se sentir en situation d’épuisement professionnel et à prendre les moyens pour s’en sortir, car si vous ne faites rien, c’est possiblement un état de dépression, beaucoup plus grave, qui vous attend.

 

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