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« Vers une politique de fonctionnaire »

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Photo Archives / Agence QMI

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L’Union paysanne reproche au gouvernement du Québec d’être passif dans sa politique agricole.

«On s’enligne vers une politique de fonctionnaire», a réagi Benoît Girouard, le président de l’Union paysanne.

Il indique que la politique agricole du gouvernement Marois, présentée demain et dont un résumé a été publié le 22 mars, est identique aux politiques antérieures et injuste, en raison de la politique de subventions de l’État accordées aux agriculteurs qui produisent le plus. Pour l’Union paysanne, cette politique pénalise les petits producteurs au détriment des plus gros et la quantité par rapport à la qualité.

Système de contrats

Dans un rapport publié aujourd’hui, intitulé Pour une politique agricole de la terre à la table, l’Union paysanne demande au gouvernement de mettre en place un système de contrats entre les agriculteurs et l’État pour remédier à ce problème.

«Nous déposons cette politique-là parce qu’on en a soupé de l’inaction des politiques et des fonctionnaires», a indiqué M. Girouard.

L’Union paysanne demande également au gouvernement de mettre un terme au monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

«On est un des seuls pays au monde où on est encore obligés de cotiser à un syndicat. On dirait qu’il y a une espèce de connivence entre le gouvernement québécois et l’UPA», a déclaré M. Girouard.

L’association veut également que les agriculteurs soient considérés comme des entrepreneurs.

Le 22 mars dernier, le gouvernement du Québec a publié un projet politique de «souveraineté alimentaire», qui veut privilégier la production et la consommation locales.

Le gouvernement explique également vouloir aider le secteur à se positionner sur la voie du développement durable.

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