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Nouvel album Une

La saveur originale de Diane Tell

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Diane Tell est de passage à Montréal pour nous parler de son nouvel album, Une, une compilation guitare/voix qui nous permet de redécouvrir sous un angle nouveau, en toute intimité, une douzaine de morceaux dont plusieurs de ses grands succès.

Diane Tell est de passage à Montréal pour nous parler de son nouvel album, Une, une compilation guitare/voix qui nous permet de redécouvrir sous un angle nouveau, en toute intimité, une douzaine de morceaux dont plusieurs de ses grands succès.

La chanteuse qui sort un best of environ tous les dix ans, arrive avec cet album où elle se met à nu. D'ailleurs, le mot «Une» est l’anagramme de Nue, précise-t-elle sur la pochette de son album.

Seule avec sa guitare, la voix offerte dans sa plus pure expression, Diane Tell reprend ses succès tels Gilberto, Souvent longtemps énormément, Si j’étais un homme et Faire à nouveau connaissance.

«Je fais beaucoup de spectacles en solo depuis mon tendre âge, indique Diane Tell, et je me suis dit, depuis très longtemps, que ce serait le fun d’enregistrer les chansons telles que je les interprète sur scène.»

Les douze chansons qui composent l’album Une proviennent des quelque 14 albums de la chanteuse. Ainsi interprétées, en toute simplicité, elles retrouvent leur saveur originale.

«C’est une façon très pure de présenter ces morceaux-là, indique Diane Tell, de les rendre intemporelles. Souvent, c’est l’arrangement qui date la chanson, comme une coupe de cheveux et la façon dont on s’habille. Je trouvais intéressant de fixer ça sur un album, quelque part dans le cours de ma longue carrière.»

Femme unique au monde

Outre ses succès, Diane Tell reprend aussi des pièces moins connues comme De l’amour et des vagues, issue de son album Popeline, ainsi que des pièces tirées de son album jazz Docteur Boris & Mister Vian sorti en 2009, les J’suis mordue et J’en ai marre de l’amour. Enfin, elle revisite aussi la chanson Qui, de Charles Aznavour qu’elle a interprétée en France dans la comédie musicale, Je m’voyais déjà, spectacle constitué de chansons du répertoire d’Aznavour.

L’album Une a été enregistré au studio Planète à Montréal, comme le précédent album de la chanteuse. Elle a procédé par étapes, entre une quarantaine de spectacles qu’elle a donnés partout au Québec, l’an dernier.

«À chaque jour off, on bookait le studio, dit-elle. La difficulté de cet album, c’est que j’étais obligée de performer live, puisque je chante et je joue de la guitare en même temps. Il fallait choper le bon moment, là où la chanson était la plus fraîche et réussie.»

Pour ce qui est de la chanson titre, Une, sa plus récente pièce originale, Diane Tell l’a composée avec Serge Fortin, auteur-compositeur québécois avec qui elle a travaillé pour son précédent album Rideaux ouverts.

«C’est une chanson très importante, précise la chanteuse. Elle devait non seulement porter l’album, mais raconter quelque chose de très intime. Une est l’album d’une femme, donc il fallait chercher le cœur et l’âme d’une femme unique au monde.»

Stratégie d’un indépendant

L’album Une est la première de deux étapes pour l’artiste. Un deuxième album compilation verra le jour dans environ neuf mois. Diane Tell, qui est sa propre productrice, peut se permettre ce genre de petite folie.

Ces albums seront respectivement lancés au Québec et en France, toujours à quelques mois d’intervalle, des sorties étalées dans le temps qui permettent à la chanteuse d’être toujours au top de sa forme, à l’aise avec son agenda et «partout de bonne humeur».

«C’est la stratégie d’un indépendant, dit-elle, d’un artisan. Quand on travaille pour un major, ils donnent un gros coup sur toi, après ils passent à autre chose et on revient cinq ans plus tard. Mais le métier a changé et la façon de le pratiquer aussi.»

Néanmoins, les bouleversements dans le milieu du disque n’ont pas perturbé la carrière de Diane Tell.

«On est resté assez équilibré, dit-elle. On n’a pas vraiment souffert. On s’adapte plus facilement aux changements quand on est indépendant. Mais on travaille fort.»

L’accueil est toujours exceptionnel pour Diane Tell au Québec. Depuis Internet c’est encore mieux. Les fans français suivent les activités de la chanteuse au Québec et vice versa pour les fans québécois.

D'ailleurs, cette «galette» de Diane Tell témoigne de ses actions sur trois pays. L’enregistrement de Une s’est fait à Montréal, la pochette en France et le mastering à Londres.

Quant aux photos de la pochette et au vidéo, c’est Diane Tell elle-même qui les a réalisés. La chanteuse fait depuis des années beaucoup de photos. Elle expose d’ailleurs désormais ses autoportraits (les plus prisés par ses fans) dans le hall des salles où elle chante en France. Elle répétera l’expérience au Québec bientôt.

«L’exposition est prête à voyager, admet-elle, emballée pour le voyage.»


• L’album numérique Une est aussi disponible et le vidéo est sorti au mois de mars. Pour tout savoir, voir dianetell.com.

• La chanteuse reviendra au Québec tout le mois de juin. Elle participera au spectacle concept Ne me quitte pas, un hommage à Jacques Brel aux côtés d’une dizaine d’artistes, notamment à la Place des Arts le 19 juin dans le cadre des FrancoFolies et lors du Festival de la chanson de Tadoussac. Ancienne élève en musique du Cegep St-Laurent, elle sera également son invitée d’honneur le 11 juin.

 

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