/news/currentevents
Navigation
Panama

Panama: le « meilleur paradis fiscal » du monde pour Porter et Vaillancourt

Coup d'oeil sur cet article

Ce n’est pas un hasard si les noms d’Arthur Porter et de Gilles Vaillancourt ont tous deux été ­associés au Panama dans les ­dernières semaines.

Ce n’est pas un hasard si les noms d’Arthur Porter et de Gilles Vaillancourt ont tous deux été ­associés au Panama dans les ­dernières semaines.

Le petit pays d’Amérique ­centrale représente un paradis ­fiscal idéal, en pleine croissance, pour des gens d’affaires désireux de mettre de l’argent à l’abri des regards indiscrets.

Ce n’est pas seulement le fait qu’il n’y a aucun impôt à payer, c’est aussi le fait que le secret ­bancaire y est ­total. Il est presque impossible pour un étranger de ­savoir que vous avez de l’argent là-bas.

De nombreux sites spécialisés en offshore parlent du pays comme du «meilleur paradis fiscal du monde», à cause de la présence d’une infrastructure financière moderne et professionnelle et d’une confidentialité à toute épreuve.

«Les banques vont briser le ­secret bancaire juste pour des choses criminelles», mentionne la fiscaliste Claire Laplante, de notre ­Bureau d’enquête. Et l’évasion ­fiscale n’est pas considérée comme un crime au Panama.

Les autorités panaméennes font tout pour protéger le secret, qui permet au petit pays d’encaisser des revenus récurrents.

Si Arthur Porter a été arrêté, c’est parce qu’il est impliqué, ­selon la police, dans une affaire de recyclage des produits de la criminalité. Le Panama veut bien ­abriter des évadés fiscaux, mais n’offre pas la même protection

aux terroristes, blanchisseurs ­d’argent et vendeurs de drogue.

Le Panama et son canal

Nom officiel : République du Panama Limitrophe du Costa Rica et de la Colombie
Population : 3,6 millions
Le canal de Panama est une source majeure de ­financement du pays
C’est l’un des projets d’ingénierie les plus compliqués de l’histoire humaine
Entamé par Ferdinand de Lesseps à la fin du 19e siècle, le canal fut vendu aux Américains en 1904 et rétrocédé au Panama en 1979
En 2014, pour son centenaire, grâce à des travaux ­pharaoniques, le canal pourra accueillir dans ses écluses les gros navires qui ne passaient pas dans l’isthme
Le coût du passage dans le canal varie grandement, d’environ
1 000 $ (pour un voilier par exemple) à plus de 200 000 $ pour un bateau de marchandises ou de ­croisière, selon sa taille
Commentaires