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Montréal

Occupation d’un terrain vague

Logements sociaux
Photo Agnès Chapsal / Agence QMI Selon Patricia Viannay, M. Sergakis aurait acheté le terrain de 5 000 pieds carrés pour 95 000 $, et en demanderait le double à la Ville de Montréal.

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Une vingtaine de personnes se sont installées dimanche matin dans des tentes sur un terrain vague, appartenant à l’homme d’affaires Peter Sergakis, à l'intersection des rues Saint-Philippe et Notre-Dame Ouest, pour revendiquer la construction de logements sociaux.

«Depuis 2004, il n’y a rien sur ce terrain, on veut qu’il soit mis en réserve pour des logements sociaux, a déclaré Patricia Viannay du POPIR-Comité Logement et habitante du quartier. On demande à la Ville de se commettre là-dedans», a-t-elle ajouté.

Mme Viannay affirme que dans ce quartier de l’arrondissement du Sud-Ouest, trois commerces ont fermé et «un resto chic vient d’ouvrir» et estime que «les gens sont lassés de ne voir que des condos et des restaurants se construire», au détriment des logements moins chers.

«Nous allons donc camper sur ce site jusqu’à ce que nous ayons une réponse satisfaisante de l’administration publique», a affirmé le collectif À qui la ville.

Selon Patricia Viannay, M. Sergakis aurait acheté le terrain de 5 000 pieds carrés pour 95 000 $, et en demanderait le double à la Ville de Montréal.

«Je ne me rappelle pas du prix du terrain et ça ne change rien», a assuré M. Sergakis, propriétaire d’un bar bien connu qui ne se dit «pas prêt à vendre son terrain». Il ne s’oppose pas à ce que les habitants du quartier et membres des collectifs s’installent à cet endroit. «C’est une démocratie, ils font ce qu’ils veulent, mais ils cognent à la mauvaise porte», a-t-il dit. Le commerçant souhaite éventuellement que du logement locatif soit bâti à cet endroit, mais refuse que la Ville de Montréal s’en charge.

«Je ne veux pas que la Ville embarque dans la construction, ce n’est pas son rôle, c’est à nous de faire des logements sociaux avec les subventions de la Ville», a dit le propriétaire. «Si le gouvernement ou la Ville souhaite faire des logements sociaux, qu’ils nous subventionnent», a-t-il ajouté.

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