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Vite! Chaque seconde compte

Vite! Chaque seconde compte
photo D’ARCHIVES Après son accident au Grand prix du Canada de 2007, le pilote polonais Robert Kubica a rapidement été pris en charge selon un protocole très strict.

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Tandis que vous parcourez ces lignes, le département de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (HSCM) est sur le qui-vive. Nous nous préparons à assurer pour une 29e année le soutien médical du Grand Prix du Canada.

Tandis que vous parcourez ces lignes, le département de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (HSCM) est sur le qui-vive. Nous nous préparons à assurer pour une 29e année le soutien médical du Grand Prix du Canada.

Sous la direction du Docteur Jacques Bouchard, médecin-chef, et de moi-même, en tant que médecin-chef associé, plus de 100 intervenants de l’équipe de pointe en traumatologie de l’HSCM participeront bénévolement pour assurer une assistance médicale optimale pour toute situation qui peut mettre en danger la sécurité et la santé du public et des 22 coureurs qui, comme nous, veulent faire le plus vite possible.

L’organisation de l’intervention médicale obéit à des règles strictes, précisées par la Fédération internationale de l’automobile (FIA) qui régit le Championnat du monde de Formule 1. Nous participons à l’enrichissement de ces règles. Les médecins-chefs et un délégué médical de la FIA seront positionnés au poste central de la direction de la course. Des stations de secours seront réparties autour de la piste et des véhicules d’intervention, dont le plus rapide, une Mercedes médicalisée, seront prêts à rejoindre le site de l’accident en quelques secondes.

Sur le site, l’équipe médicale et professionnelle regroupera 50 médecins, 23 inhalothérapeutes, 10 infirmières et un technologiste médical de la Banque de sang. Six médecins spécialistes seront présents en permanence à l’hôpital de piste dont 2 anesthésistes-réanimateurs, un neurochirurgien, un chirurgien général et thoracique, un orthopédiste et un chirurgien plastique. Les autres médecins seront répartis autour du circuit, dans les véhicules d’intervention rapide ou feront partie des 5 équipes à pied patrouillant en permanence dans la zone des puits. Des équipes de plongeurs seront prêtes à intervenir dans l’éventualité de la chute d’une monoplace dans le fleuve ou dans les eaux intérieures de l’Île Notre-Dame.

Si l’accident survient

L’hôpital de piste accueillera le blessé pour réanimation, l’établissement d’un diagnostic d’urgence, le déchocage, l’assistance respiratoire et un premier traitement de ses brûlures. Un hélicoptère, stationné sur un quai flottant aménagé sur le bassin olympique, derrière l’hôpital de piste, transportera le blessé à l’HSCM en 7 minutes accompagné d’une équipe médicale appropriée à ses blessures.

En tout temps, grâce à une technologie de télémédecine, une seconde équipe en poste à l’HSCM, soutenue par 17 médecins spécialistes de garde à cette fin, suivra le déroulement des opérations et recevra les directives sur les mesures à prendre pour l’accueil du blessé. En tant que chirurgien de garde en traumatologie, je prendrai place dans l’hélicoptère de réserve pour rejoindre le blessé à l’HSCM et, le cas échéant, procéder avec mes confrères aux interventions chirurgicales nécessaires.

Cette organisation est un exemple parfait de complémentarité de tous les intervenants impliqués dans les soins aux victimes d’accident et son fonctionnement représente un modèle de soins intégrés dans sa forme la plus performante. Nous en tirons plusieurs enseignements, tous plus enrichissants les uns que les autres, et l’expérience acquise est au service de la population à l’HSCM, centre tertiaire de traumatologie, 365 jours par année, 24 heures sur 24.

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