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Il menace de la jeter à la rue

Elle poursuit son ex-conjoint pour 800 000 $

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Un homme d’affaires millionnaire menace d’expulser son ex-femme de la maison familiale et de lui retirer la garde de ses enfants.

Si son ex-conjoint a pu assurer la croissance de son entreprise, c’est parce qu’elle a sacrifié sa carrière pour devenir femme au foyer, clame l’épouse d’un homme à la tête d’une prolifique entreprise.

Le couple est maintenant séparé. Aujourd’hui, madame réclame 800 000 $ parce que son ancien compagnon l’aurait menacée de la jeter à la rue et de lui enlever trois de ses enfants.

La vie commune du couple commence en novembre 1996, lorsque le couple emménage ensemble. Au fil des ans, ils auront quatre enfants, maintenant âgés de 14, 13, 9 et 2 ans.

Devenir femme au foyer

En décembre 2001, elle quitte son emploi de rédactrice dans une maison d’édition pour se consacrer à sa famille. Cette démission professionnelle est décidée d’un commun accord, d’après les documents de la Cour.

La dame assure qu’elle s’occupait des enfants et de toutes les tâches ménagères du domicile conjugal. Pendant ce temps, la subsistance de la famille provenait des revenus de son conjoint.

Ce producteur agricole du Suroît l’aurait encouragée «à s’occuper des enfants et à ne pas travailler puisqu’il travaillait lui-même énormément pour son entreprise», peut-on lire dans la poursuite.

Selon les prétentions de la femme au foyer, elle aurait eu accès à une carte de guichet et à un chéquier appartenant à monsieur. Elle bénéficie aussi d’un cellulaire et d’un véhicule, au nom de l’entreprise de monsieur.

Dans la requête, elle prétend aussi que l’entreprise lui versait un salaire qui était déposé au compte bancaire de son ex-conjoint. «Elle agissait également comme prête-nom pour ladite entreprise», mentionne la poursuite.

Difficile

En avril 2013, après que le couple eut commencé à avoir des difficultés dans leur relation, monsieur aurait confisqué le cellulaire de madame ainsi que le chéquier et la carte de guichet. Il l’aurait aussi menacée de lui retirer l’usage de la voiture et lui aurait demandé de quitter la maison, sans meubles ni accessoires.

En plus, il l’aurait menacée «que si elle n’offrait pas une belle maison où habiter avec les enfants, il conserverait la garde» des trois aînés. Il lui laisserait toutefois la garde de la cadette «puisqu’elle est jeune et qu’il ne pourrait s’occuper d’elle adéquatement», indique-t-on dans la poursuite.

Madame exige donc à son ex-conjoint la somme de 650 000 $, pour l’enrichissement de monsieur et pour les dommages moraux et matériels qu’elle a subis. Elle demande aussi 150 000 $ à l’entreprise pour des dommages contractuels.

Elle estime qu’entre 2001 et 2013, «elle s’est appauvrie, car elle aurait pu gagner au moins 500 000 $ en 12 ans, si elle avait conservé son emploi de rédactrice». Elle considère aussi qu’elle a été absente du travail trop longtemps pour bénéficier de l’avancement professionnel qu’elle aurait connu.

 

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