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Fédération sous tension

Fédération sous tension
Photo d’archives La présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Diane Lamarche-Venne, déplore le manque de «solidarité» de la part de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

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La grogne contre la Fédération des commissions scolaires du Québec à la suite de l’adoption d’une prime de départ pour la présidence pourrait faire boule de neige. La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui annonçait hier sa désaffiliation, risque de ne pas être la seule à claquer la porte.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a adopté récemment en conseil général une résolution prévoyant une «indemnité de transition» pour le poste de président.

La présidente actuelle, Josée Bouchard, pourrait donc toucher 9300$ par année de mandat, pour un maximum de six ans, lorsqu’elle quittera ses fonctions. Celle qui compte se présenter cette année pour un troisième mandat pourrait donc toucher plus de 55 000$ lors de son départ.

«La goutte d’eau»

Indignée, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a fait savoir hier matin qu’elle quittera la Fédération à la fin de la prochaine année financière, le 31 mars 2014.

«C’est la goutte qui a fait déborder notre vase. Dans un contexte où on fait face à d’importantes compressions budgétaires depuis trois ans, on se serait attendus à une plus grande solidarité de la part de la FCSQ», affirme la présidente Diane Lamarche-Venne.

«Ce n’est pas la première fois que nous avons des différends avec la Fédération à ce sujet. Depuis trois ans, nous avons subi des hausses de cotisation. Cette année, les cotisations sont gelées, mais on nous arrive avec une prime de départ. C’est deux poids, deux mesures», déplore-t-elle.

D’autres départs à venir?

D’autres départs pourraient aussi survenir au cours des prochains mois. La Commission scolaire des Grandes-Seigneuries a adopté une résolution d’intention de désaffiliation, invoquant que la FCSQ «prévoit des budgets de dépenses sans [égard] au contexte qui prévaut». La décision finale sera prise à l’automne.

La Commission scolaire Marie-Victorin refuse, elle, de participer financièrement au paiement de cette prime de départ et menace de claquer la porte si la FCSQ maintient cette indemnité.

Plusieurs autres commissions scolaires semblent marcher sur des œufs et refusent de se prononcer pour le moment. La Commission scolaire de Montréal avoue qu’il y a eu des «discussions» à ce sujet, mais qu’elle compte rester membre de la FCSQ.

«Nous avons plus d’intérêt à demeurer au sein de la FCSQ, pour intervenir [afin d’] améliorer les politiques et avoir droit au chapitre», dit à ce sujet le porte-parole Alain Perron.

Enfin, la Commission scolaire des Patriotes a adopté une motion indiquant son désaccord, mais ne compte pas non plus déserter les rangs.

Déchirements

Chose certaine, la crise interne que traverse présentement la Fédération des commissions scolaires provoque son lot de déchirements parmi les membres.

Si certains blâment la FCSQ, d’autres s’attaquent ouvertement à ceux qui quittent le navire.

«Je trouve aberrant l’agissement de certaines commissions scolaires. Il ne faut pas mêler les pommes et les oranges, les primes de départ et les restrictions budgétaires», souligne le président de la Commission scolaire des Affluents, Yves St-Denis.

La Fédération des commissions scolaires a refusé hier notre demande d’entrevue.

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