/sports/others
Navigation
Cyclisme

«Je veux me rendre jusqu'aux Champs Élysées» -David Veilleux

David Veilleux
Photo Jeff Pachoud / AFP David Veilleux

Coup d'oeil sur cet article

L’évidence grandissait depuis une semaine que David Veilleux prendrait le départ du Tour de France. La confirmation de lundi par son équipe Europcar en dévoile maintenant la raison première: «C’est l’un des quatre plus fiables de notre équipe», résume Jean-René Bernaudeau, directeur général.

Le Journal avait attaqué le premier, au lendemain de la victoire du Québécois à la première étape du Critérium du Dauphiné, en rapportant les confidences obtenues par Louis Garneau confirmant la place de Veilleux au Tour. Cette fois, il n’y a plus de sous-entendu. Le cycliste de Cap-Rouge a étalé lui-même hier matin, sur son site, qu’il deviendra le premier Québécois à se présenter au départ de la Grande Boucle, le 29 juin, à Porto-Vecchio, en Corse.

«Si j’étais en famille, c’est sûr que je prendrais plus le temps de le souligner, mais je suis très content de ma sélection. Par contre, c’est vraiment bien, mais ça ne s’arrête pas là. Le plus dur reste à faire, soit de faire le Tour de France. Entre-temps, je peux mentalement me relâcher un peu. Il faut que je me repose et que je demeure bien entraîné, sans pourtant perdre le focus», a commenté Veilleux au Journal, durant une sortie à vélo d’une heure et demie «bien tranquille, juste pour faire tourner les jambes».

Un rôle précis

Porter durant trois jours le maillot jaune et bleu du meneur du Critérium du Dauphiné, l’une des épreuves majeures du World Tour, a finalement validé une décision qui se dessinait peu à peu dans l’esprit des dirigeants d’Europcar. Le comportement de Veilleux durant le reste de la semaine a conforté le choix des décideurs pour la mission qu’ils lui confieront au Tour.

«Il devra passer le Tour de France près de Pierre Rolland en écoutant les conseils de Thomas Voeckler», a dit Bernaudeau.

Le Québécois a déjà pigé du rôle qui l’attend. Dans le peu qu’il accorde à sa petite personne, il espère tenir le rythme jusqu’au terme des 3360 kilomètres, le 21 juillet.

«Ils m’ont sélectionné dans le but premier d’aider Pierre Rolland et Thomas Voekcler. Alors, j’y vais dans cette optique. Il y a plein de choses qui peuvent arriver dans une course de 21 étapes extrêmement longue. Je veux travailler pour mes coéquipiers. Après, si je suis capable, je veux me rendre jusque sur les Champs Élysées.»

« Déjà une victoire »

Veilleux dit n’avoir appris qu’hier matin sa sélection. Il s’est joint aux valeurs sûres Pierre Rolland, Thomas Voekcler et Cyril Gautier, au groupe des quatre coureurs identifiés sur les neuf qui s’élanceront au Tour. «C’est déjà une victoire pour lui que d’être sélectionné si vite», illustre Bernaudeau.

En apprenant la nouvelle de son patron, l’athlète de 25 ans s’est vu entrer dans l’histoire sportive du Québec et du Canada.

«Oui, en quelque sorte. Déjà être le premier Québécois à y participer, il n’y en a pas beaucoup du Canada à y être arrivés. Ne serait-ce qu’au niveau sportif, c’est spécial de savoir que je participerai à l’un des événements les plus en vue dans le monde, même l’un des plus prestigieux», a commenté Veilleux, qui accède ainsi au club sélect canadien des Steve Bauer, Michael Barry, Alex Stieda et Ryder Hesjedal.

Commentaires