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Compressions de 14,9 M$ : la tête de la ministre Léger réclamée par l'AGPQ

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L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) ne réclame rien de moins que la démission de la ministre de la Famille, Nicole Léger, qui va de l'avant avec ses compressions de 14,9 millions $.

L'AGPQ a accusé la ministre d'arrogance et d'iniquité envers les enfants qui fréquentent les services de garde privés subventionnés, plutôt que les Centres de la petite enfance (CPE).

«Nous allons avoir des baisses de services cette année à cause de l'attitude de Mme Léger qui vient mettre la hache dans notre qualité des services», a clamé le président de l'AGPQ, Sylvain Lévesque.

«Elle (Nicole Léger) n'avait jamais l'intention de négocier. Ça a été une magouille durant trois mois. On le savait dès le départ qu'elle était de mauvaise foi», a lancé Sylvain Lévesque à TVA Nouvelles, mardi matin.

Lundi, la ministre a sonné le glas des négociations. «Ça fait trois mois, on a eu 24 rencontres, dont 14 avec les deux associations de garderies privées. Maintenant, je passe à autre chose», a déclaré Mme Léger à l'entrée du caucus péquiste.

Elle réagissait au rejet de l'entente de principe conclue la semaine dernière avec le Rassemblement des garderies privées du Québec (RGPQ) ainsi qu'aux négociations qui ont achoppé avec l'AGPQ.

«Nos gestionnaires sont frustrés. On est géré par deux bourgeoises (Nicole Léger et la première ministre Marois) pour qui 28 000 $ pour une PME, c'est des fonds de tiroir», a tempêté Sylvain Lévesque.

«On se fout carrément de 45 000 enfants de notre réseau qui ont droit à la même qualité de service», a lancé Sylvain Lévesque. «La ministre a favorisé son réseau de CPE. On est géré par des fanatiques», a-t-il ajouté.

Moyens de pression

L'Association des garderies privées du Québec a adopté mardi des moyens de pression qui seront mis de l'avant au cours des prochaines semaines dans le but de manifester contre les coupes gouvernementales.

«On va continuer à demander aux parents de ne pas se présenter de façon volontaire dans nos services de garde. On va cibler des journées, on va continuer à sortir dans la rue et on va diminuer les services», s'est emporté Sylvain Lévesque.

L'AGPQ a également décidé de boycotter un comité mixte avec le ministère de la Famille. Elle entend aussi contester les amendes de quelque 800 000 dollars qui ont été imposées aux propriétaires de garderies privées lors de la grève du 22 mai dernier.

L'Association des garderies privées du Québec regroupe plus de 300 garderies membres parmi les 650 garderies privées du réseau.

 

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