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Assurance santé | Réfugiés

Manifestation pour un accès gratuit et équitable aux soins à Montréal

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Photo Agnès Chapsal / Agence QMI Une centaine d’intervenants en santé ont manifesté lundi.

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Une centaine d’intervenants en santé ont manifesté lundi devant le complexe Guy Favreau à Montréal pour exiger la prise en charge des soins des demandeurs d’asile par le gouvernement canadien.

Ils manifestaient dans le cadre de la journée nationale d’action contre les coupes au programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) dans 19 villes au Canada.

«Nous revendiquons l’annulation des coupures au PFSI et un accès gratuit et équitable à l’ensemble des soins pour tous les demandeurs d’asile et tous les réfugiés», a dit le Dr Samir Shaheen-Hussain, pédiatre et membre du Collectif Justice Santé, rappelant que le 30 juin 2012, «des coupures draconiennes au PFSI pour les demandeurs d’asile avaient eu des effets drastiques et néfastes sur la santé et la dignité des réfugiés.»

Avant les coupes, tous les réfugiés et demandeurs d’asile avaient une couverture médicale semblable à celle des Canadiens à faibles revenus. Ils ont perdu la couverture des soins complémentaires (psychothérapie, soins des dents, de la vue et médicaments) sauf pour des maladies jugées dangereuses pour la santé ou la sécurité publiques, comme la tuberculose ou la psychose.

«Les mesures du gouvernement ont aussi introduit des catégories de demandeurs d’asile», a noté la Dre Marie-Jo Ouimet, médecin de famille à la Clinique pour les demandeurs d'asile et réfugiés (CDAR). Les demandeurs d’asile à qui on a refusé d’octroyer le statut de réfugiés et les demandeurs d’asile des pays désignés sécuritaires par le gouvernement canadien notamment n’ont aucune couverture médicale ce qui signifie que les visites chez le médecin ou aux urgences sont payants.

«Les distinctions de catégories sont discriminatoires et arbitraires», a jugé Dre Marie-Jo Ouimet. Ces coupes ont des répercussions néfastes sur la santé des réfugiés et des demandeurs d’asile qui, le plus souvent, renoncent à se soigner ou se voient refuser des soins.

Néanmoins, le Québec offre une mesure de compensation pour pallier ces coupures, un geste que les manifestants ont applaudi.

«Ces coupures ont un effet contraire par rapport à l’objectif du gouvernement fédéral», a avancé Dre Camille Gérin, secrétaire-trésorière de Médecins québécois pour le régime public. En effet, il misait sur une économie de 20 millions $, selon Dr Samir Shaheen-Hussain, mais le report de soins et de traitements entraîne des complications qui augmentent les coûts de la santé.

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