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Procès Sorella

« Personne d’autre que Sorella »

Adèle Sorella
photo d'archives Adèle Sorella

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Personne d’autre qu’Adèle Sorella ne peut être l’auteure des assassinats de ses filles, est convaincue la Couronne.

Amanda et Sabrina De Vito ont été tuées dans leur maison, leur mère est la dernière à les avoir vues et il n’y avait aucune trace d’effraction: qui, à part Adèle Sorella, aurait pu commettre ce crime, a demandé au jury Me Maria Albanese lors de sa plaidoirie, hier.

«Peut-on raisonnablement penser que quelqu’un d’autre aurait tué les enfants dans leur maison?» a-t-elle soulevé, en réponse à la défense qui a plaidé la veille que l’enquête policière n’avait visé aucun autre suspect que Sorella.

Selon Me Albanese, non seulement la mère a tué ses deux filles de huit et neuf ans le 31 mars 2009 à Laval, mais ce geste était «réfléchi».

La Couronne privilégie la thèse voulant que les filles soient mortes par privation d’oxygène dans la chambre hyperbare. Si l’appareil n’est pas en fonction et que la fermeture éclair est fermée, il devient un espace en vase clos.

Casse-tête

Mais impossible d’en être certain, parce que la cause du décès est toujours indéterminée. Par contre, si les jurés acceptent cette hypothèse, la procureure a rappelé que les fillettes auraient manqué d’air au bout de 90 minutes, selon le témoignage d’un chimiste en Cour.

«On a le temps de changer d’idée, en 90 minutes. On a le temps de revenir en arrière», a-t-elle dit.

L’avocate a aussi insisté sur la réaction, «ou plutôt l’absence de réaction» de l’accusée lors de l’interrogatoire policier du 1er avril 2009. Sorella disait qu’elle ne croyait pas que ses filles étaient mortes. Les policiers lui ont alors brandi des photos d’elles sur la scène de crime. La mère a peu réagi.

«Est-ce la réaction de quelqu’un qui voit ses enfants morts pour la première fois? Est-ce qu’on peut penser qu’elle les a déjà vus comme ça avant?» a demandé Me Albanese aux 12 jurés.

Elle leur a demandé d’évaluer la preuve comme un tout. «C’est comme un casse-tête. Lorsqu’on commence à l’agencer, on obtient une image. Il peut manquer certaines pièces, mais l’image est là pareil», a-t-elle dit.


• La juge a entrepris ses directives hier. Le jury devrait commencer ses délibérations dès aujourd’hui.

 

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