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Hasard et pression

Alain Gelly

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C’est lorsque les fugitifs baissent la garde, après plusieurs mois de cavale, qu’ils se font prendre le plus souvent dans des situations anodines.

C’est lorsque les fugitifs baissent la garde, après plusieurs mois de cavale, qu’ils se font prendre le plus souvent dans des situations anodines.

C’est régulièrement par hasard, lorsque les criminels font par exemple un excès de vitesse ou brûlent un feu rouge, que les policiers sont les plus susceptibles de mettre le grappin sur eux. Cela illustre également l’importance, pour un policier, d’être prêt à toute éventualité lorsqu’il fait une intervention, même banale.

Une fois pris au piège, ces criminels peuvent être très imprévisibles et violents pour tenter de se défaire de l’étau qui se resserre. Il n’y a rien de plus dangereux qu’une personne qui n’a rien à perdre.

Par contre, lorsque les criminels sont en cavale depuis plusieurs mois, habitués de vivre avec le risque, ils se sentent de plus en plus en confiance, voire invincibles. Or, le hasard fait bien les choses. «La terre est ronde» pour illustrer la situation de manière un peu simpliste.

D’un autre côté, les policiers déploient beaucoup d’efforts pour mettre la main sur ces fugitifs qui peuvent représenter un danger important pour la communauté.

La stratégie de la Sûreté du Québec dans le dossier est sans doute d’augmenter le stress de Maxime Guillemette après quatre mois de cavale. La pression peut aussi venir du milieu criminel, où il a probablement plusieurs ennemis...

— Propos recueillis par Nicolas Saillant

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