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Le 1er juillet, on déménage avec nos animaux

Le 1er juillet, on déménage avec nos animaux
photo d’archives

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Le 1er juillet est une date particulièrement éprouvante pour bien des animaux de compagnie. C’est le grand jour «national» du déménagement et, malheureusement, pour un grand nombre d’animaux, cela équivaut à la peine de mort...

Le 1er juillet est une date particulièrement éprouvante pour bien des animaux de compagnie. C’est le grand jour «national» du déménagement et, malheureusement, pour un grand nombre d’animaux, cela équivaut à la peine de mort...

Chaque année, environ un mois avant la période des déménagements et jusqu’à un mois après celle-ci, les refuges pour animaux ­débordent et voient le nombre d’animaux hébergés doubler, voire souvent tripler. Comment cela se fait-il? Un seul constat: plusieurs gens et plusieurs familles abandonnent leurs animaux de compagnies.

En effet, les organismes de protection des animaux estiment que de 30 000 à 50 000 animaux sont abandonnés annuellement à Montréal, et près de 500 000 dans tout le Québec. De ce nombre, environ la moitié de tous les abandons se produisent dans la période des déménagements, autour du 1er juillet.

Irresponsables ou inconscients ?

Certains abandonnent carrément leur animal en le laissant seul dans le logement vide; d’autres relâchent leur chat ou leur chien dans la nature ou dans une rue en se disant, à tort bien sûr, qu’il se débrouillera...Si quelques-uns finissent par s’en sortir ou rencontrer un bon ­samaritain, tous les autres souffriront de la soif, de la faim, de la chaleur... Et ceux qui ne sont pas stérilisés contribueront à augmenter le nombre d’animaux errants en se reproduisant.

Et puis, s’ils sont «récupérés», ils aboutiront dans un refuge ou une fourrière pour être, la plupart du temps, euthanasiés faute de place ou de moyens financiers suffisants.

Abandonner son animal équivaut très souvent à le condamner à la peine de mort. Est-ce que les gens peuvent se mettre ça dans la tête une fois pour toutes et faire preuve de responsabilité envers leurs animaux?

Pourquoi donc ?

Une des plus importantes raisons ­expliquant ces abandons est que la vaste majorité des propriétaires de logements et des associations de condos interdisent la présence d’un animal. Sur ce point, la SPCA de Montréal a entrepris une campagne, intitulée «Gardons nos ­familles unies», contre les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels et a lancé une pétition en ligne au www.spca.com tout en donnant plusieurs conseils et informations sur le sujet.

Mais parfois, pour certains, toutes les raisons sont bonnes pour abandonner un animal et cela me désole encore plus: il n’est pas gentil, j’y suis allergique, je n’en veux plus dans ma nouvelle maison, il va détruire mes nouveaux meubles... etc. Ce n’est pas pour rien qu’il faut toujours réfléchir longuement avant d’adopter un animal et qu’il faut à tout prix éviter les coups de tête.

Il faudrait collectivement réaliser qu’un animal n’est pas un bien jetable comme le fameux briquet Bic.

Des solutions...

Il ne faut surtout pas penser que la ­solution idéale est de placer Pitou ou ­Minou à la SPCA ou tout autre refuge près de vous. C’est tout de même mieux que de l’abandonner dehors, cela va de soi, mais certains croient à tort qu’ils font une fleur à ces refuges en allant leur porter l’animal qu’ils abandonnent.

Je le répète: les refuges débordent et le «trop plein» d’animaux finira euthanasié. Les gens qui y travaillent auront l’ingrate tâche de choisir quels animaux seront «sauvés» et quels autres seront euthanasiés. Abandonner un animal signifie souvent le condamner à mort. Alors avons-nous d’autres solutions valables?

Si on doit réellement se départir de ­notre animal, il faut s’y prendre d’avance et essayer de lui trouver un nouveau ­propriétaire: on cherche auprès des amis, de la famille, des collègues, on placarde des annonces chez le vet, au salon de ­toilettage, au supermarché, sur Facebook, dans le journal, etc. On se responsabilise. Et si on ne trouve personne, après tous nos efforts valeureux, ne serait-il pas mieux pour la société de considérer de faire euthanasier son animal soi-même, en payant pour ce service, chez son vétérinaire de famille? C’est une question qui pourrait semer beaucoup d’émois, j’en conviens.

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