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Vol AC621 | Commémoration

Écrasement du vol AC621: « La famille ne s’en est jamais remise »

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Quarante-trois ans après la mort de cinq membres de sa famille dans l’écrasement du vol AC621, Yolande Mallette, 80 ans, déplore de ne pouvoir assister à l’inauguration d’un jardin commémoratif le 7 juillet.

Quarante-trois ans après la mort de cinq membres de sa famille dans l’écrasement du vol AC621, Yolande Mallette, 80 ans, déplore de ne pouvoir assister à l’inauguration d’un jardin commémoratif le 7 juillet.

Récemment, nous rapportions que sera inauguré, le 7 juillet, un Jardin à la mémoire des 109 victimes de l’écrasement du vol AC621, survenu il y a 43 ans, dans un champ de Brampton (Ontario). Parmi les victimes de cette grande tragédie presque oubliée, 73 Québécois.

Depuis la parution de cet article, plusieurs familles de victimes québécoises de ce qui demeure la plus grosse tragédie aérienne à Toronto se sont manifestées. Parmi elles, le Journal a parlé à une femme maintenant âgée de 80 ans qui a perdu cinq membres de sa famille d’un coup.

De son logement de Ville-Émard, Yolande Mallette se désole de ne pouvoir assister à l’inauguration du jardin commémoratif à Brampton, près de Toronto, sur les lieux de l’accident. Trop âgée pour se déplacer aisément, elle a pourtant gardé un souvenir intact de cette funeste journée de juillet 1970, quand un prêtre de la paroisse est venu confirmer à sa mère que l’une de ses filles, son gendre et leurs trois enfants avaient péri dans l’écrasement du vol Montréal-Los Angeles, en banlieue de Toronto où il devait faire escale.

«Elle logeait au-dessus de chez ma sœur décédée, rue Hamilton, à Montréal; elle a voulu se jeter par la fenêtre. C’est mon père qui l’en a empêché de justesse.»

Voyage en famille

La famille voyageait souvent, d’autant plus que le père, Roland Bélanger, était mécanicien pour Air Canada. Cet été-là, la petite tribu, dont les enfants de 7 à 15 ans, Roseanne, Jacques et Jean, se faisait une joie d’aller à Disneyland. C’est dans des cercueils scellés que leurs restes, mélangés indistinctement aux débris de l’avion, rentreront au bercail.

«Ma mère ne s’en est jamais vraiment remise, elle gardait des photos d’eux partout. Il faut dire qu’elle était vraiment proche de ma sœur Hélène, elle faisait tout avec elle.»

Même si la vie a continué, la famille, qui comptait cinq filles et un garçon, ne s’en est jamais remise. C’est pour cela que Yolande juge importante l’inauguration du jardin commémoratif. «C’était quand même trop triste de penser qu’ils étaient oubliés.»

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