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Au cœur du quartier Ahuntsic depuis 18 ans

Bois Urbain, beaucoup plus qu’une boutique d’ébénisterie

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Un peu comme on fabrique un meuble à partir d’une belle pièce de bois que l’on aura mis tout son cœur à scier, à sculpter, à assembler, à vernir, à teindre et à peindre, les gens de Bois Urbain consacrent temps et énergie à former des jeunes qui ont de la difficulté à s’intégrer au réseau traditionnel afin qu’ils deviennent des citoyens responsables, des travailleurs qualifiés capables de se tailler une place de choix sur le ­marché du travail.

Un peu comme on fabrique un meuble à partir d’une belle pièce de bois que l’on aura mis tout son cœur à scier, à sculpter, à assembler, à vernir, à teindre et à peindre, les gens de Bois Urbain consacrent temps et énergie à former des jeunes qui ont de la difficulté à s’intégrer au réseau traditionnel afin qu’ils deviennent des citoyens responsables, des travailleurs qualifiés capables de se tailler une place de choix sur le ­marché du travail.

C’est un peu ce qui explique le succès de Bois Urbain, un organisme d’intégration au travail qui a pignon sur rue dans le quartier Ahuntsic depuis 1994 qui a permis à des centaines de jeunes de se prendre en main et de faire leur place au soleil.

FIERTÉ

«Il faut bien l’avouer, nous devons composer avec une clientèle difficile. 50 % de nos jeunes n’ont pas complété leur secondaire trois. Puisqu’il s’agit de jeunes qui n’ont jamais ­terminé ce qu’ils avaient entrepris, on est d’autant plus heureux de ­mentionner que notre taux de réussite se situe à plus de 78 %. Ça vaut la peine d’investir du temps puisque ça donne des résultats», explique André Boisjoli, un policier retraité qui siège au conseil d’administration depuis 12 ans (il en assume d’ailleurs la ­présidence).

En plus de l’atelier où une ­cinquantaine de jeunes complètent chaque année une formation de 26 semaines pour devenir d’aide-­ébéniste ou aide-finisseur, Bois ­Urbain a ouvert l’an dernier une boutique au 1205 rue Fleury Est, en plein cœur de la promenade Fleury, où l’on peut se procurer des meubles rustiques et contemporains, magasiner une nouvelle cuisine ou une salle de bain ou apporter ses vieux meubles pour une restauration complète.

«Il ne s’agit pas seulement d’initier les jeunes aux travaux d’ébénisterie, on leur apprend comment gérer leur stress, préparer un budget, se trouver un logement, rédiger un curriculum vitae c’est pour ça que lorsqu’on parle de Bois ­Urbain, il est question de formation socioprofessionnelle», ajoute M.Boisjoli qui se dit particulièrement fier de Léandre, un jeune qui a suivi ses 26 semaines de formation et qui terminera bientôt son Atelier Rona, une formation d’un an au terme de laquelle il sera ­reconnu comme ébéniste. Même que le jeune homme a décidé de poursuivre sa formation au niveau collégial en design de meubles.

«Je parlais l’autre jour avec des Européens qui mettent entre 18 et 24 mois pour former des travailleurs compétents et qui se demandaient comment on faisait pour motiver nos jeunes», se rappelle, avec une fierté bien légitime, le président de l’organisme.

SERVICES

Reconnus pour la qualité de leurs produits, c’est même eux qui fabriquent toutes les armoires de cuisine très haut de gamme pour la compagnie À Hauteur d’homme, les gens de Bois Urbain offrent toute une gamme de services professionnels que l’on songe à rénover complètement sa cuisine ou sa salle de bain; que l’on désire refaire une beauté à la vieille table de salle à manger de grand-maman ou au vieux set de chambre à coucher en bois massif de tante Aline; ou encore si on est à la ­recherche de magnifiques meubles en bois massif rustiques ou encore contemporains (on vient de lancer une nouvelle collection afin de répondre aux besoins des gens qui ont moins d’espace) qui sont offerts dans un choix de neuf couleurs et de six ­patines.

Pour ce qui est de la cuisine, Bois Urbain offre un ­service clé en main qui va de la prise des mesures, en ­passant par la fabrication et l’installation. On pourra ­rajeunir la cuisine en remplaçant les portes et les façades de tiroirs par des portes de bois véritable, ce qui est beaucoup plus économique puisque l’on conserve la structure des armoires (on parle d’une économie d’environ 50 %); ou tout remplacer par des armoires en bois ­véritable. Même chose pour la salle de bain. Bois Urbain fabrique aussi des meubles de rangement pour une garde-robe pratique et ­fonctionnelle.

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