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Mont-Joli

L’Institut Maurice-Lamontagne est en péril, selon le syndicat

Sylvain Guimont
Photo Sonia Lévesque / Agence QMI Sylvain Guimont

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MONT-JOLI – Jamais l’avenir de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli, dans le Bas-Saint-Laurent, n’a paru aussi incertain aux yeux du Syndicat des travailleurs de l’environnement.

«Petit peu par petit peu, on perd des mandats, on perd notre capacité de faire de la bonne science. C’est inquiétant », a lancé le vice-président régional pour le Québec, Sylvain Guimont.

Selon le syndicat, le seul centre francophone de recherche en sciences de la mer au pays a perdu depuis 2005 tout près d’une cinquantaine de postes.

Fermeture du laboratoire de chimie et d’écotoxicologie, fermeture de la bibliothèque, fermeture de l’atelier de machiniste-soudure. À cela s’ajoute le déménagement de presque tous les serveurs informatiques et la fermeture de la section de biologie expérimentale, où les trois chercheurs restants ont été intégrés dans d’autres sections. «La salle des bassins est beaucoup moins occupée, le 6e étage est à moitié vide, et beaucoup de bureaux et de labos sont vides. C’est déprimant pour les employés de voir ça» a commenté le porte-parole syndical.

Il a donné en exemple la protection de l’habitat, qui est devenue la protection des pêches. «On va protéger les poissons qui ont une valeur commerciale ou récréative mais si tu ne protèges pas en amont, c’est-à-dire l’habitat, c’est inquiétant. Si on avait dit cela il y a 30 ans qu’on protégeait juste l’espèce rentable, on n’aurait pas protégé le crabe qui est devenu par la suite une espèce extrêmement rentable», a illustré Sylvain Guimont.

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a annoncé des compressions supplémentaires de 33 millions $ au ministère des Pêches et Océans dont cinq millions $ en région. Les syndiqués ignorent pour le moment de quelle façon se traduiront ces nouvelles compressions.

«On pense que ce sont les bureaux de secteur situé à Gaspé, aux Îles-de-la-Madeleine et à Sept-Îles, qui vont surtout être touchés en 2014, mais on ne le sait pas encore» a indiqué M. Guimont.

L’IML a déjà employé jusqu’à 400 personnes au plus fort de son activité, en incluant le personnel occasionnel. Actuellement, le nombre d’employés ne dépasse pas 250, selon le syndicat.

«C’est une grosse perte pour la région et on commence à peine à en mesurer les effets», a en outre estimé le porte-parole syndical.

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