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LAC-MÉGANTIC

Les américains enquêtent sur la MMA

Les américains enquêtent sur la MMA
photo AGENCE QMI/POOL PHOTOS/RYAN REMIORZ Plusieurs enquêteurs poursuivent leurs recherches au pied des wagons qui se sont encastrés les uns dans les autres en plein centre-ville de Lac-Mégantic.

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Les autorités fédérales américaines viennent d’ouvrir une enquête sur les pratiques de la ­Montreal, Maine et Atlantic Railway, compagnie ferroviaire impliquée dans la tragédie de Lac-Mégantic. Des élus américains se disent très inquiets de l’état des rails dans l’État du Maine.

Les autorités fédérales américaines viennent d’ouvrir une enquête sur les pratiques de la ­Montreal, Maine et Atlantic Railway, compagnie ferroviaire impliquée dans la tragédie de Lac-Mégantic. Des élus américains se disent très inquiets de l’état des rails dans l’État du Maine.

Pendant que l’enquête et la ­recherche des dépouilles se poursuivent au Québec, la société Montreal, Maine et Atlantic Railway (MMA) est maintenant dans la mire de L’agence fédérale du Transport ferroviaire (FRA) aux États-Unis.

La catastrophe du 6 juillet, qualifiée d’accident ferroviaire le plus dévastateur de l’histoire du Canada,a tiré la sonnette d’alarme dans l’État du Maine. Deux élus de cet État ont fait pression auprès de la FRA pour qu’une inspection soit lancée aussitôt.

L’an dernier, 5,3 millions de barils de pétrole ont traversé le Maine par voie ferroviaire et l’état du réseau en inquiète plusieurs. «L’horrible tragédie de Lac-Mégantic a vraiment attiré l’attention sur les questions de sécurité. La grande majorité des habitants du Maine sont défavorables au passage de ces trains qui transportant du pétrole brut», dit Willy Ritch, porte-parole de la ­représentante démocrate Chellie Pingree. «On doit obtenir des ­réponses au plus vite possible», dit-il.

Ed Burkhardt débordé

Mécontent, le président de la MMA, Ed Burkhardt, a tenté lundi de retarder d’un mois ou deux le processus d’inspection aux États-Unis. Il s’est plaint de devoir subir une inspection aux États-Unis en même temps que l’enquête au Canada.

«Vous pouvez imaginer que nous sommes absolument débordés par les questions des agences canadiennes, ils nous interrogent sur chaque wagon, chaque locomotive, chaque entretien et toutes sortes de choses, y compris les dossiers disciplinaires des employés», a-t-il dit en entrevue avec le Bangor Daily News, un journal du Maine.

«On ne retardera rien du tout, a répondu pour sa part Kevin Thompson, porte-parole de la FRA, joint à Washington. On a déjà commencé le processus et il y aura des inspections périodiques tout au long de l’été dans le Maine et en Nouvelle-Angleterre».

Dès cette semaine, la FRA va donc inspecter l’équipement et le réseau de 443 km de rails utilisés par la MMA dans le Maine. D’éventuelles anomalies devront être corrigées immédiatement. La compagnie emploie environ 170 personnes, gère 26 locomotives et est propriétaire de 816 km de rails au Maine, au Vermont et au Québec.

Selon une étude de 2006 du Département de transport du Maine, 92 % des rails dans la région peuvent à peine supporter le passage de wagons remplis de pétrole. Il y a eu trois déraillements de trains transportant des matières dangereuses dans le Maine ces six derniers mois.

Pendant

ce temps au ­Québec, huit maires de l’Estrie et de la Montérégie ont aussi demandé l’inspection des voies ferrées dans leur région au gouvernement fédéral.

Le train sans conducteur de 72 wagons-citernes, contenant 100 tonnes de pétrole brut chacun, a déraillé le 6 juillet, provoquant une gigantesque explosion au centre-ville de Lac-Mégantic, ­détruisant une trentaine d’édifices. La Sûreté du Québec a retrouvé hier une nouvelle victime sur le site portant le total des corps retrouvés à 38. Près de 12 corps n’ont pas encore été retrouvés.

Tom Harding, l’ingénieur de train aux commandes de la locomotive ce soir-là, se terrait encore dans un lieu gardé secret en début de semaine. La grande question de l’enquête reste à savoir s’il avait ­actionné un nombre suffisant de freins à main, ce qui aurait empêché le convoi de dévaler la pente entre Nantes, où il était garé, et la petite ville de 6000 habitants.

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