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Juste pour rire

Un galoff allumé

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Grâce à quelques coups de génie des animateurs et une apparition surprise de Mike Ward, l’intrigant Galoff des Chick N’ Swell s’est avéré plutôt allumé hier soir. Entouré de jeunes humoristes, le trio s’est bien tiré d’affaires au Théâtre Jean-Duceppe.

Grâce à quelques coups de génie des animateurs et une apparition surprise de Mike Ward, l’intrigant Galoff des Chick N’ Swell s’est avéré plutôt allumé hier soir. Entouré de jeunes humoristes, le trio s’est bien tiré d’affaires au Théâtre Jean-Duceppe.

Commençons en mentionnant qu’on aime bien les Chick N’ Swell. On aime leur audace colorée, leur imagination débordante et leur grande inventivité. Quand ça fonctionne, c’est un triomphe. Et quand ça rate, c’est mortel. La preuve : leur numéro d’ouverture.

La première portion du segment a fait mouche. En raison d’un faux problème technique, le trio devait présenter son numéro derrière un rideau aux trois quarts fermés. Tout ce qu’on voyait, c’était des pieds. Dommage, car nous avons raté un hommage à Riverdance, une fanfare et plusieurs acrobaties à couper le souffle. Même Adele s’était déplacée pour interpréter son succès Rolling in the Deep! Mais encore une fois, on ne voyait que le bas de sa robe! Tout simplement brillant. Hélas, la deuxième portion du numéro – plus traditionnelle –est venue gâcher la sauce avec quelques blagues plus ou moins réussies.

Le groupe s’est toutefois repris de belle façon entre les différents stand-up durant la soirée. Leurs présentations sortaient vraiment des sentiers battus.

La relève

Pierre-Luc Pomerleau, un finissant de l’École de l’humour de 2010 fut le premier à apparaître sous les projecteurs. Malgré un départ lent miné par quelques blagues scatologiques, le jeune homme est parvenu à dérider l’auditoire avec ses anecdotes de beuveries.

«La soirée inoubliable, c’est tout le temps celle qu’on en oublie des bouttes», a-t-il déclaré.

Autre ressortissante de l’École nationale de l’humour, la franco-ontarienne Catherine Lévesque s’est illustrée avec son personnage de jeune femme asociale dans un souper de filles. Sa livraison, son air simili blasé, ses textes bien construits. On a tout aimé.

Francis Grenier a fait bonne impression avec son discours de gars qui n’aime pas le sexe.

Malgré un timbre de voix plus qu’agressant (il aurait peut-être fallu baissé le volume de son micro), Phil Roy est parvenu à rallier l’auditoire avec son charisme et son énergie aussi débordante que contagieuse. Quant à Sylvie Tourigny, l’humoriste derrière les populaires capsules Carole aide son prochain, son coq à l’âne parfois maladroit n’a malheureusement pas répondu à nos attentes.

Mike Ward crée la surprise

Invité surprise, Mike Ward est venu parler de sexualité en fin de soirée. Une répétition pour son gala de vendredi, sans doute. Il est allé loin, très loin, particulièrement au moment d’aborder la sexualité des personnes âgées. Le tout, devant un spectateur de 12 ans assis dans la première rangée... avec sa mère à ses côtés. L’humoriste s’est-il senti mal à l’aise d’enfiler les blagues ô combien salées devant son jeune interlocuteur? Pas du tout. Il est même allé jusqu’à lui demander s’il s’était masturbé durant la journée! «Parce qu’à ton âge, je fourrais tous les objets dans la maison... même ma grand-mère paralysée» a-t-il lancé.

Ward s’est attaqué à quelques personnalités connues durant son passage sur scène, dont Claude Poirier et Louis-José Houde. «C’est impossible d’imaginer Louis-José en train de fourrer. Il n’a pas de pénis! Il est asexué! Tu lui baisses les culottes, il est lisse, lisse, lisse!» a-t-il lancé sous les rires des festivaliers.

 

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