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Autochtone | Vidéo

Un autochtone est battu violemment par des policiers

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Une vidéo montrant deux agents de la Sûreté du Québec (SQ) en train de rouer de coups un jeune autochtone de la communauté d’Unamen Shipu, sur la Côte-Nord, fait réagir plusieurs internautes, qui protestent.

Norbert Mestenapeo, un Innu de 24 ans, allait s’acheter des cigarettes quand les policiers l’auraient interpellé mardi. La situation a tourné au vinaigre.

La scène a été filmée par une personne qui attendait dans un véhicule.

Les images ne montrent pas le début de l’intervention, mais seulement les coups qui sont portés par les policiers. Les autorités auraient reçu deux appels pour un suspect qui causait du grabuge à l’intérieur d’une résidence.

Prudence

«Ils ont localisé l’homme. Il y a une enquête sur cet événement. Nous avons pris connaissance de la vidéo et la Direction des normes professionnelles a reçu ces images», a mentionné Nathalie Girard, porte-parole de la SQ.

Selon elle, les policiers visés ne font pas l’objet de mesures disciplinaires pour le moment.

Incomplet

Le policier du Journal François Doré a pris le temps d’observer attentivement la vidéo qui circule. Ce dernier est beaucoup moins catégorique qu’au moment de l’incident de Trois-Rivières qui a mené à des congédiements. Lors de cet épisode controversé, il avait fortement condamné les actes de violence.

«Que s’est-il passé avant? Quel est le niveau de résistance du suspect ou de contrôle des policiers? À première vue, ça ne semble pas si évident, cette fois-ci. Il est trop tôt pour se prononcer, mais il est important de faire sortir la vérité.»

«Il s’est défendu du mieux qu’il pouvait, il est allé jusqu’à mordre un des policiers qui s’est servi de sa matraque pour le frapper sur la tête. Il a eu 12 points de suture», a expliqué une tante de la victime à TVA Nouvelles.

Inacceptable

«Les gens de ma communauté sont pacifiques et, moi, je n’accepte pas que ma population soit traitée de cette façon», a ajouté Raymond Bellefleur, chef d’Unamen Shipu.

M. Bellefleur a exigé une réaction de la part du ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.

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