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Festival Nuits d’Afrique

Joyce N’Sana: les langues et les rythmes se rencontrent

Joyce N’Sana
Photo Joël Lemay / Agence QMI Joyce N'Sana en prestation sur la scène Loto-Québec dans le cadre du Festival International Nuits d'Afrique, à Montréal.

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La 27e édition du Festival international Nuits d’Afrique tire à sa fin. Alors que le Quartier des spectacles s’anime au son de la musique du monde jusqu’à demain, la montréalaise originaire du Congo, Joyce N’Sana, a livré sa douce musique où les langues et les rythmes s’entrecroisent.

Entre le groupe colombien Bumaranga et marocain Mazagan, la jeune artiste, lauréate du prix Syli d’Or 2013, s’est produite samedi en début de soirée sur la scène Loto-Québec, devant une foule qui emplissait le site presque bondé.

La température des plus clémentes et la musique riche de Joyce N’Sana laissaient présager une soirée festive, mais le public, présent et attentif, était plutôt timide. «Est-ce que vous dormez?» a interrogé la chanteuse, à la mi-spectacle, avant de mettre un peu de piquant dans la soirée avec du reggae.

Toutefois, l’avenir de l’auteure-compositrice-interprète, qui travaille sur son premier album et qui se produit au Canada et au Québec depuis quelques années, se dessine drôlement bien.

Une musique hybride

Accompagnée du Holy Hills Band, la chanteuse, enceinte de quelques mois de son deuxième enfant, a livré sa musique hybride qu’elle nomme «AfroBluHop», heureux mélange de gospel, jazz et reggae, enrichi de ses diverses expériences.

Avec sa voix profonde teintée de soul, elle propage sa foi en livrant un message d’amour, d’estime de soi et de pardon, qu’elle exprime autant en français, qu’en anglais, en lari ou en lingala, deux langues parlées au Congo.

Sa prestation d’environ une heure s’est amorcée tout en douceur sur les airs jazzy de «Vanité». Puis le rythme a monté d’un cran avec «Mi Ma Bo», tiré du répertoire d’une de ses inspirations, l’afro-portugaise Sara Tavares, avant de poursuivre avec d’autres compositions interprétées avec grâce.

Nombreux coups de cœur

En entrevue lors de cette avant-dernière soirée de festivités, le directeur de la programmation internationale, Frédéric Kervadec, a fait état d’un bilan des plus positifs.

«Nous n’avons aucune déception en ce qui a trait aux concerts que nous avons présentés, a-t-il dit. La thématique de la musique du désert a rempli toutes ses promesses.»

Parlant de la prédominance du désert, le collectif touareg «Caravane pour la paix», fait partie des coups de cœur de M. Kervadec. «À cause de la difficulté qu’ils ont rencontrée pour rentrer au pays, ils sont arrivés une heure avant de monter sur scène. Et ils nous ont offert une soirée mémorable.»

Il a également mentionné la soirée d’ouverture avec Hasna El Becharia , «un moment intense et magique», en plus de souligner «la générosité hallucinante» d’Angélique Kidjo.

Un festival qui grandit encore

Depuis trois ans, le festival présente son volet extérieur en plein cœur du Quartier des spectacles. «Nous sommes vraiment chanceux de pouvoir faire ça, a déclaré Frédéric Kervadec. C’est un lieu central à Montréal, facile d’accès et qui nous permet de grandir.»

Le bilan est également satisfaisant pour le volet spectacles en salle. «Notre public est plus jeune et très diversifié. Nous avons remarqué une belle évolution de l’achalandage dans les petites salles.»

L’an prochain, le Festival international Nuits d’Afrique en sera à sa 28e édition.

 

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