/news
Navigation
Journées Mondiale de la jeunesse

Le métro de Rio tombe en panne

JMJ RIO
PHOTO GABRIEL BOUYS / AFP Quelque 560 000 jeunes, selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, venus du monde entier pour se joindre au «Woodstock catholique», se sont massées sur la fameuse plage de Copacabana, pour assister à la messe d'ouverture des JMJ, sous une bruine froide.

Coup d'oeil sur cet article

RIO DE JANEIRO - Le métro de Rio est tombé en panne mardi peu avant l'ouverture des 28e Journées Mondiales de la jeunesse (JMJ) catholique, provoquant le chaos en ville au lendemain de l'arrivée du pape François déjà marquée par un couac sécuritaire sans conséquence.

Quelque 560 000 jeunes, selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, venus du monde entier pour se joindre au «Woodstock catholique», se sont massées sur la fameuse plage de Copacabana, pour assister à la messe d'ouverture des JMJ, sous une bruine froide.

La police a quant à elle estimé leur nombre à quelque 400 000.

Le pape François se reposait mardi sur les hauteurs de la ville au milieu de la forêt tropicale.

Mais il a envoyé un message qui a été lu par un jeune où il exhortait les pèlerins du monde entier à se laisser «attirer par Jésus Christ» et à «devenir missionnaires».

Peu avant il avait posté un message sur son compte Twitter : «Chers jeunes, le Christ a confiance en vous et vous confie sa propre mission: +Allez, faites des disciples+».

Messe d’ouverture

Après des concerts de groupes catholiques, l'archevêque de Rio, Mgr Orani Joao Tempesta a célébré sur un gigantesque podium la messe d'ouverture des JMJ qui seront présidées jusqu'à samedi par le pape argentin, apôtre d'une église proche des pauvres, à l'occasion du premier voyage de son pontificat.

«Je célèbre pour tous ceux qui croient qu'un nouveau monde est possible (...) pour tous les jeunes, même ceux persécutés ou blessés par la vie (...) chômeurs, sans famille, qui déambulent dans les rues ou sont emprisonnés», a déclaré Mgr Tempesta.

Perturbation

Pour beaucoup de pèlerins, la fête a été perturbée par une panne du métro reliant le centre de la «Ville Merveilleuse» à Copacabana qui a duré plus de deux heures en raison d'un problème électrique.

«Des passagers ont dû être évacuées des trains entre les stations», a indiqué une porte-parole de Métro Rio à l'AFP.

Dans le centre, des dizaines de jeunes catholiques ont tenté désespérément de prendre des taxis ou des autobus, tous bondés.

«Nous allons y aller à pied. Il n'y a pas d'autre solution», a déclaré à l'AFP Henry Lobo, un vénézuélien de 29 ans.

Un groupe de passagers furieux a tenté d'envahir la station de métro de Botafogo, mais la police les en a empêchés, selon la radio CBN.

L'arrivée du pape avait déjà été marquée lundi par un problème de sécurité, à son entrée en voiture dans le centre de Rio.

Le pape, l'une des personnalités les plus protégées au monde avec le président des États-Unis, était apparu très vulnérable quand une foule amicale mais galvanisée avait bloqué l'avancée de son véhicule en l'encerclant.

Les autorités ont admis mardi des erreurs de communication entre les différents services chargés de la sécurité. Un responsable de la mairie de Rio a indiqué que le chauffeur du véhicule s'était trompé sur le parcours.

Le souverain pontife avait l'air ravi, mais son secrétaire était «effrayé», a plaisanté le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi. Le pape avait même baissé la vitre de son véhicule et les fidèles lui serraient la main et lui jetaient des présents. Ses gardes du corps étaient visiblement nerveux.

«Il ne faut pas dramatiser. Tout s'est bien passé et personne n'a voulu faire du mal au pape», a commenté Mgr Lombardi. «Cela a été une première expérience. Nous avons vu l'enthousiasme des gens, c'est quelque chose de nouveau, peut-être une leçon pour les prochains jours (...) Nous devons trouver la façon correcte», a-t-il toutefois reconnu.

Manifestation

Dans la soirée de lundi, une manifestation contre le coût des JMJ avait ensuite dégénéré en violents affrontements avec les forces de l'ordre, se soldant par des arrestations et des blessés, dont un photographe de l'AFP matraqué par un policier.

Ces incidents se sont inscrits dans la droite ligne de ceux qui ont émaillé en juin la fronde sociale historique de la jeunesse brésilienne contre l'indigence des services publics et la corruption, en pleine coupe des Confédérations de football.

D'autres manifestations sont annoncées dans les prochains jours, notamment vendredi près de la plage de Copacabana, en marge du Chemin de Croix auquel assistera le pape.

Après la Coupe des Confédérations, les JMJ sont considérées comme le second et dernier grand test, en matière d'organisation et de sécurité, avant le Mondial-2014 de football et les Jeux Olympiques d'été de Rio de Janeiro en 2016.

Le pape se rendra mercredi au sanctuaire marial d'Aparecida, situé à mi-chemin entre Rio et Sao Paulo, où il célèbrera une messe devant 200 000 fidèles. Il rentrera dans l'après-midi à Rio pour se rendre dans un service hospitalier dédié aux drogués.

«Avec le pape François, c'est un nouveau départ pour tout le monde. C'est très émouvant de l'entendre dire qu'il est le pape des pauvres. On attend de vérifier dans les prochains jours son degré d'humilité», confiait à Copacabana, Vanessa, une Canadienne de 21 ans.

 

Commentaires