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Montréal

Coqueluche du cinéma américain

hotel de ville montréal
Photo Agence QMI / Archives L'hôtel de ville de Montréal

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Les touristes ne sont pas les seuls à prendre d’assaut la métropole, l’été. Il suffit d'une courte balade pour tomber nez à nez avec une équipe de tournage étrangère, qu'on remarque en raison des camions, périmètres sécurisés et nombreux figurants qui les entourent.

Ce sont surtout des Américains qui viennent tourner à Montréal, mais il y a aussi des coproductions internationales, dont seulement certaines scènes sont tournées ici.

Celles-ci proviennent surtout de la France, de la Belgique, de l’Angleterre et de l’Allemagne.

Les tournages asiatiques ou même d’Amérique du Sud se font, pour leur part plutôt rares. Bethume : the Making of the Hero, une production chinoise, a été en partie filmée à Montréal. «Le film retraçait la vie de Norman Bethume, un docteur canadien qui a marqué l’histoire de la Chine, a expliqué Daniel Bissonnette, directeur associé, cinéma, festivals et événements pour la Ville de Montréal. Les scènes filmées à Montréal sont celles du début de sa vie.»

Lieux diversifiés

Montréal et Québec sont les deux villes les plus prisées de la province pour leur architecture, qui ressemble à certains quartiers de New York et à certains quartiers français. L’équipe de tournage du film X-Men s’est d’ailleurs servie de l’hôtel de ville de Montréal pour simuler un vieil hôtel de Paris, il y a quelques semaines. Le dernier film de Roland Emmerich, White House Down, qui se déroule à Washington, a lui aussi été exclusivement tourné à Montréal.

Certaines équipes de production vont tourner ailleurs au Québec, mais resteront près des grandes villes. «Plus ils s’éloignent, plus ça leur coûte cher, a expliqué Daniel Bissonnette. Ils vont souvent rester dans les Laurentides et les Cantons-de-l’Est s’ils doivent filmer une scène en campagne.»

Les producteurs vont d’ailleurs choisir Montréal pour la richesse des lieux, les équipes professionnelles qu’ils trouvent sur place et les crédits d’impôt. «Sans crédit d’impôt, ils ne seraient pas aussi nombreux», a-t-il admis.

Surtout des films québécois

L’essentiel des tournages durant l’année demeure québécois. «Le volume de production est de 1,2 milliard $ et sur ce nombre, presqu’un milliard $ provient des projets québécois, a indiqué Daniel Bissonnette. Ils sont plus petits, mais plus nombreux.»

Par ailleurs, les crédits d’impôt sont surtout intéressants pour les grosses productions, parce qu’ils s’appliquent à des budgets tournant autour de 30 millions $, selon Mathieu Pelmieri, coordonnateur des studios Mel’s.

 

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