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Pompiers | Canicule

Condamnés à suer

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Casque, gants, manteau et salopette sur le dos, les pompiers de Montréal affrontent la chaleur accablante sous 106 livres d’équipement lorsqu’ils ­doivent intervenir ces jours-ci.

Casque, gants, manteau et salopette sur le dos, les pompiers de Montréal affrontent la chaleur accablante sous 106 livres d’équipement lorsqu’ils ­doivent intervenir ces jours-ci.

La canicule donne du fil à retordre aux ­sapeurs en pleine canicule. Des équipes de la caserne 48 peuvent en témoigner, eux qui ont eu à combattre les flammes à deux reprises au cours d’une nuit de juillet.

«C’est souffrant, indique Luc Tremblay, pompier. Juste d’embarquer et de s’asseoir dans le camion et on est déjà tout trempe.»

Lorsque les pompiers doivent se rendre dans un bâtiment en hauteur, ils enfilent bottes, pantalon, manteau, casque et trimbalent ­appareil de protection respiratoire individuel autonome, radio portative, lampe de poche, tuyaux et sac d’équipement.

Le Journal s’est rendu dans une caserne afin de faire monter sur la balance un pompier revêtant son uniforme de travail complet. ­Résultat: 106 livres (48 kilos) d’attirail sur les épaules.

«On se met ça sur le dos, mais on n’a pas ­encore commencé à bouger», souligne M. Tremblay.

Les premiers pompiers qui arrivent sur les lieux doivent monter à l’étage où se trouve le feu avec cette charge.

«Monter au 22e étage une journée comme ­aujourd’hui, c’est l’enfer», raconte le ­capitaine Serge Traverse.

Équipement quatre saisons

Le manteau que portent les pompiers sous les 40oC ressentis est exactement le même qu’ils enfilent l’hiver lorsqu’il fait - 30oC.

«La seule différence, c’est que l’hiver, on se met des manches longues en dessous, mais en été, on a quand même la salopette qui monte assez haut», explique le capitaine.

Lors de notre passage, les sapeurs venaient tout juste de répondre à un appel dans ­Hochelaga-Maisonneuve. À leur retour à la ­caserne, ils suaient tous abondamment.

«Nous sommes juste allés sur une alarme pas loin et on est trempe à lavette», lance Luc Tailleur, pompier qui avoue garder deux ou trois t-shirts de rechange à la caserne.

La consigne de boire beaucoup d’eau est donnée régulièrement aux équipes dans les ­périodes de canicule. Par ailleurs, les effectifs sont plus nombreux sur le terrain, assure M. Traverse.

Les plus récents camions de pompier ­possèdent des systèmes d’air climatisé, mais il ne faut pas compter sur ceux-ci étant donné les brefs délais de réponse.

«On prend le véhicule du point A au point B et comme ça prend quelques minutes... le temps qu’on arrive là-bas, il commence à peine à être frais», commente Étienne Bibeau.

«Au moins, on sent l’air frais sur la route du retour à la caserne», a-t-il conclu.

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