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Montréal | Barricadé

Un siège de 20 heures

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Le forcené de Côte-Saint-Luc n’en était pas à sa première confrontation avec la ­police: en 2010, il a dû répondre de ses actes devant le tribunal après avoir entravé le travail des forces de l’ordre.

Après s’être barricadé dans sa résidence à Côte-Saint-Luc durant 20 heures, Isidore Havis s’est rendu aux autorités vers 8 h, hier matin. Les agents du Groupe d’intervention tactique (GTI) ont procédé à l’arrestation du forcené après être entrés dans la résidence où il se terrait depuis mardi midi.

Un véhicule blindé de la Sûreté du ­Québec (SQ) a enfoncé la porte et quelques fenêtres de la résidence située au 8243, ­chemin Guelph. Des détonations ont été entendues aux environ de 6 h.

«Les policiers ont fait feu dans sa direction à deux reprises à l’aide d’une arme qui tire des balles de caoutchouc», a indiqué ­Daniel Lacoursière, porte-parole du Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

Suspect atteint

Le forcené a été atteint à deux reprises, soit au haut et au bas du corps.

L’homme a été conduit à l’Hôpital général de Montréal après avoir été maîtrisé en début de matinée. Il a été blessé à l’épaule lors de l’intervention.

«On a pu valider que l’homme était au sol et qu’il n’était plus en possession de son arme, a expliqué le porte-parole de la ­police. Les policiers du GTI sont donc ­entrés dans la résidence.» Les agents ont passé une bonne partie de la journée à ­saisir les quelque 200 armes rangées sous ce toit.

Me Jeffrey Boro, l’avocat de M. Havis s’est entretenu avec son client hier après-midi. Le septuagénaire devrait revenir ­devant la Cour aujourd’hui, mais son avocat doute que son piètre état de santé lui permette de comparaître. Le suspect devra peut-être subir une intervention chirurgicale à l’épaule, ce qui le forcerait à comparaître de son lit d’hôpital.

«Peut-être que le juge va se déplacer pour aller le rencontrer», a fait savoir son avocat.

Il risque de faire face à plusieurs accusations selon un porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.

«On sait que l’homme a tiré en direction des policiers, qu’il a utilisé une arme à feu et qu’il a menacé des employés d’Hydro-Québec qui se sont présentés chez lui», a-t-on rappelé.


► Isidore Havis est père de trois enfants, dont un garçon qui habite toujours dans la résidence familiale

► Il a déjà été propriétaire d’un magasin ­situé sur la rue Notre-Dame Ouest à Montréal, mais il ne travaille plus depuis ­plusieurs années.

► Selon des informations entendues ­auprès des policiers par des voisins durant l’opération et rapportées par des médias, M. Havis était enseignant à l’Université McGill. Une information qu’a niée la porte-parole de l’établissement, Julie Fournier.

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