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Israël

«Une blessure qui doit disparaître»

Hassan Rohani
Photo Reuters / Archives Hassan Rohani

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TEHERAN - Le nouveau président modéré iranien Hassan Rohani a comparé Israël à une «blessure dans le corps du monde musulman qui doit disparaître», dans des déclarations vendredi à l'occasion de la Journée de Jérusalem, à la veille de sa prise de fonctions.

Israël, ennemi numéro un de la République islamique d'Iran, a immédiatement réagi, le premier ministre Netanyahu affirmant que les propos du nouveau président iranien élu en juin montrait son «vrai visage».

«Le régime sioniste est une blessure qui existe depuis des années dans le corps du monde musulman et cette blessure doit disparaître», a affirmé M. Rohani en participant au défilé annuel de la Journée Al-Qods organisé par le pouvoir iranien en solidarité avec les Palestinien et contre Israël.

En allusion à la relance cette semaine des négociations de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne sous l'égide de Washington, il a accusé «Israël de maintenir sa nature agressive».

«Sous prétexte de compromis (négociations de paix avec l'Autorité palestinienne, ndlr), Israël continue sa nature agressive. Les Israéliens pensent qu'il s'agit d'une bonne occasion pour montrer un visage de paix et de continuer en réalité leur agression», a dit M. Rohani, dont les propos étaient diffusés par la télévision d'État.

«Le vrai visage de Rohani a été dévoilé plus tôt que prévu. Même si les Iraniens s'empressaient maintenant de nier ses propos, c'est ce qu'il pense et c'est le plan d'action du régime iranien», a déclaré M. Netanyahu.

Entente constructive

M. Rohani soutenu par une coalition de modérés et réformateurs a remporté la présidentielle face aux candidats conservateurs. Il a prôné une politique «d'entente constructive avec le monde» sans céder sur les droits nucléaires de l'Iran accusé par Israël et l'Occident de vouloir se doter de l'arme atomique.

Avant de céder la place samedi, le président sortant iranien Mahmoud Ahmadinejad s'en est lui aussi pris à Israël devant la foule de manifestants à Téhéran. «Je vous informe, et Dieu m'est témoin, qu'une tempête dévastatrice va déraciner la base du sionisme», a-t-il dit. Israël «n'a pas de place dans cette région».

Pas de reconnaissance

Téhéran ne reconnaît pas l'existence d' Israël et les responsables iraniens qualifient l'État hébreu de «régime sioniste illégitime».

La négation de l' Holocauste et le déni du droit d' Israël à l'existence sont régulièrement affirmés par les principaux dirigeant iraniens, dont le Guide suprême Ali Khamenei. Durant ces deux mandats, M. Ahmadinejad a répété maintes fois qu'Israël serait «éliminé».

Manifestations

L'Iran organise à travers le pays des manifestations à l'occasion de la Journée Al-Qods, célébrée tous les ans depuis la révolution islamique de 1979 au dernier vendredi du mois de jeûne musulman du ramadan pour soutenir la cause palestinienne et dénoncer Israël.

Selon des images de la télévision, plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé à travers le pays scandant «Mort à Israël» et «Mort à l'Amérique».

Dans son discours, M. Ahmadinejad a accusé Israël et l'Occident de fomenter la discorde dans la région. «C'était leur rêve de voir les pays de la région déterminés à détruire (Israël, ndlr) détournés vers la guerre civile.»

«Qui est content de ce qui se passe en Syrie et en Égypte», a-t-il demandé en accusant l'État hébreu d'être enchanté par les troubles dans ces pays. 

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