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L’annulation de FEZ II

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J'aurais aussi pu appeler cet article « Le côté obscur des médias sociaux ». Ou bien « Pourquoi les gamers sont-ils méchants ». Dans tous les cas, il était évident que nous allions vous parler de l’annulation de FEZ II qui fait présentement beaucoup parler de soi dans plusieurs blogs bien connus.

Petite récapitulation si vous n'en avez pas encore entendu parler. Après une conversation des plus enflammées via Twitter avec celui qu'on appelle le Annoyed Gamer, Phillipe Poisson (plus communément connu sous le nom de Phil Fish), créateur du populaire jeu indie FEZ, a annoncé l'annulation de la suite du dit jeu, FEZ II, ainsi que son retrait de l'industrie du jeu vidéo. On peut présentement lire sur le site de Polytron, en date du 27 juillet : « FEZ II est annulé. J'en ai fini. Je prends l'argent et je me sauve. C'est le plus que je peux avaler. Ceci n'est pas le résultat d'une seule chose, mais la fin d'une longue, sanglante bataille. Vous gagnez » (Traduction libre). Pauvre victime.

Personnellement, j'ai BEAUCOUP de difficulté à me sentir mal pour Mr. Fish. Oui, l'industrie perdra probablement possiblement un créateur indépendant qui a certainement du potentiel. Mais j'ai plutôt l'impression qu'on assiste à la « crise d'adolescent » d'un développeur frustré de faire parler de lui. Parce que oui, avec le succès vient le bashing. Alors que la majorité des gens vous admireront pour votre travail accompli, il y aura toujours le 1% de trolls, de haters et de jaloux. Pourquoi s'attarder à 1%? Comme dirait notre fabuleux oncle Ben, « Avec de grands pouvoirs, viennent de grandes responsabilités ». Et avec plus de 30 000 abonnés Twitter, on doit mâcher nos mots lorsque l'on représente une compagnie.

Pour avoir suivi Phil Fish depuis un bon moment sur Twitter, la situation ne m'impressionne et ne me surprend pas. D'ailleurs, Fish était déjà reconnu par ses confrères de l'industrie (et des joueurs) comme étant un peu tête enflée, chialleur, voir même bitchy. On a l'impression d'assister au cas de l'enfant roi victime de son succès. Qui n'a jamais quitté le terrain de jeu, frustré, parce que la situation ne se déroulait pas comme prévu, en jurant de ne jamais revenir? On l'a tous fait... à 5 ans. C'est un peu plus déprimant rendu à l'âge adulte. Surtout lorsque l'on est travailleur indépendant, il faut encaisser encore plus parce qu'un rien peut détruire notre crédibilité et le travail que l'on s'acharne à faire valoir depuis plusieurs années.

Malgré tout, mon petit doigt me dit que, comme tout enfant de 5 ans, Phil Fish sera bientôt de retour dans le grand bac à sable de l'industrie indépendante du jeu vidéo, que ce soit avec FEZ II ou un autre jeu. Reste à savoir comment les gens prendront ce retour lors qu'il arrivera. Parce que ce qui se passe sur l'Internet reste sur l'Internet à tout jamais, Mr. Fish. D'ici là, je vais essayer d'avoir du plaisir à jouer à FEZ que je me suis procuré lors de la Steam Summer Sales, en essayant de ne pas avoir le goût amer dans la bouche d'avoir encouragé une situation comme celle-ci.

1 commentaire(s)

Steeve Tremblay dit :
4 août 2013 à 18 h 28 min

Excellent résumé entourant la "saga" Fez 2 et monsieur Phil Fish. Et moi aussi, je crois bien qu'il reviendra un jour, du genre sur les consoles next-gen.