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Piéton tué

« Les règles doivent être plus strictes »

Les proches du piéton tué par une plaque d’acier réclament plus de sécurité aux abords des chantiers

« Les règles doivent être plus strictes »
Photo Le journal de Montréal, mÉlanie bergeron La communauté musulmane s’est montrée très solidaire hier et s’échangeait de traditionnels vœux de condoléances.

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Des centaines de proches et amis du piéton écrasé par un imposant morceau de métal se sont massées hier à l'intérieur de la mosquée Al Islam, à Montréal, réclamant un renforcement de la sécurité près des chantiers.

MONTRÉAL - Des centaines de proches et amis du piéton écrasé par un imposant morceau de métal se sont massées hier à l'intérieur de la mosquée Al Islam, à Montréal, réclamant un renforcement de la sécurité près des chantiers.

Éplorée, la communauté musulmane s’est déplacée massivement pour assister à la prière mortuaire dédiée à Saad Syed, en début d’après-midi.

Encore sous le choc, des proches de la famille Syed avaient toujours du mal à réaliser l’ampleur du drame.

«Je suis sans mot. Je ne comprends pas comment ça a pu arriver, avoue Ahsan Khan, lui qui a perdu un ami qu’il considérait comme un véritable frère. Il faut que la ville de Montréal soit plus stricte sur certaines règles de sécurité près des chantiers.»

Famille dévastée

Faseeh Ullah Sheikh estime que la plaque d’acier qui a tué le fils de ses amis n’aurait jamais dû être déplacée si près de la clôture de protection du chantier.

«Les règles doivent être revues et elles doivent être plus strictes», défend-il, soulignant que l’homme de 30 ans empruntait ce trottoir chaque matin pour se rendre au travail.

Selon les amis de la famille rencontrés par le Journal, les parents et le frère cadet de la victime sont complètement dévastés depuis le drame.

«Ils traversent un moment très difficile et ils auront besoin de support», a fait savoir Assad Khan, un ami qui prenait le train avec le défunt tous les soirs, en rentrant du travail.

Celui qui résidait dans l’ouest de l’île avait terminé une maîtrise en littérature et poursuivait actuellement des études postdoctorales.

Depuis 2011, Saad Syed était professeur d’anglais à l’Académie GEOS, une école de langues située à quelques mètres de l’endroit où l’accident s’est produit. «Il avait sa propre classe, il aimait vraiment son métier. Il adorait voir ses élèves apprendre de nouvelles choses», souligne M. Khan.

Apprécié de tous

Des collègues de travail et des étudiants ont aussi tenu à assister à la cérémonie. «C’était un professeur hors pair. Il va tous nous manquer», a lancé un de ses étudiants avant d’éclater en sanglots à sa sortie de la mosquée.

Anas Uddin, une connaissance de longue date, décrit l’homme d’origine pakistanaise comme étant une personne «très gentille et toujours prête à aider».

«Personne ne peut dire de mauvaises choses à son sujet. Il souriait toujours», dit-il, visiblement attristé par ce décès soudain survenu à trois jours de la fin du ramadan.

Watsana Acloque se souvient quant à elle de son ex-collègue de travail comme un homme «drôle et très généreux de sa personne».

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