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Espérance de vie en hausse

Espérance de vie en hausse : casse-tête pour les actuaires

Ainés
Photo archives / Agence QMI

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L’Institut canadien des actuaires (ICA) a dévoilé que l’espérance de vie est en hausse de plus de 3% au pays, ce qui aura un impact majeur sur les régimes de retraite.

«Plusieurs d’entre eux devront revoir leurs prévisions financières, ce qui aura pour effet d’augmenter leurs obligations financières de 5 à 10%», a affirmé Jacques Lafrance, président de l’ICA.

C’est un manque à gagner substantiel qui mettra sous pression plusieurs régimes de retraite canadiens. «Les plus importants d’entre eux seront cependant moins touchés, puisqu’ils utilisent déjà leurs propres données internes qui s’apparentent à celles dévoilées par l’ICA », a soutenu M. Lafrance.

Pour stabiliser la situation, le report de l’âge de la retraite ne doit pas être exclu et une hausse des cotisations doit être envisagée par les travailleurs. M. Lafrance a mentionné que ce sont ceux-ci qui seront appelés à fournir l’effort financier nécessaire pour renflouer les régimes actuellement en déficit.

Du côté de la Régie des rentes du Québec (RRQ), la situation est sous contrôle, a affirmé son porte-parole, M. Pierre Turgeon. L’organisme a déjà pris des mesures pour faire face à l’augmentation de l’espérance de vie des Québécois.

Dû au vieillissement de la population, qui augmente la pression sur la santé financière des différents régimes de retraite, le taux de RRQ grimpera légèrement jusqu’en 2018. «Cette hausse assurera la pérennité du régime jusqu’en 2060», a indiqué M. Turgeon. Selon les statistiques, l’âge moyen de la retraite est de 62 ans dans la province.

De plus, des changements législatifs sont à prévoir en 2014, puisqu’une commission parlementaire à ce sujet débutera la semaine prochaine à l’Assemblée nationale. Elle fait suite au dépôt du Rapport D’Amours qui contenait 21 recommandations pour améliorer la situation des régimes de retraite québécois.

La Caisse épargnée

La Caisse de dépôt et placement du Québec ne s’estime pas touchée outre mesure par ces nouvelles statistiques, puisque ce sont ses déposants qui effectuent l’évaluation des risques actuariels.

Le mandat de la Caisse se limite donc à la gestion des sommes en fonction du profil financier et des informations fournies par ses déposants. Au 31 décembre dernier, la Caisse avait des actifs totaux sous gestion de 176,2 milliards $, dont 47,1 milliards $ attribuable à des actifs québécois.

 

 

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